Soudan : non au pouvoir des généraux !

320b412df18e40594ed64d60d9043f0aa94f2745Par un reporter de The Socialist (le journal hebdomadaire du Socialist Party, la section sœur de la Gauche révolutionnaire en Grande-Bretagne et Pays de Galles)

Après 30 ans de dictature au Soudan, des manifestations de masse historiques ont entrainé la chute du président Omar Al-Bashir suite à une « révolution de palais » des généraux. Par la suite, un « conseil militaire de transition » a été mis en place, le ministre de la Défense Amhed Awad Ibn Auf étant nommé à la présidence.

Ce dernier fait partie de l’ancien régime et il est un général brutal recherché par la Cour pénale internationale pour génocide au Darfour. Mais les protestations se sont poursuivies, les manifestants chantant : « Révolutionnaires, nous continuerons notre chemin ! »

Un jour plus tard, Auf a été contraint de démissionner pour être remplacé par un général prétendument « moins controversé », Abdel-Fattah Burhan. Cela n’a pas satisfait les masses, qui réclament la fin du pouvoir des militaires.

Un parti, par et pour les 99%!

P4 gj1% de capitalistes détient autant de richesses que 99 % de la population. Et ce 1 % de gros capitalistes ont leurs partis (ou des aventuriers comme Macron) et des médias pour les défendre. Le mouvement des gilets jaunes s’est étiqueté anti-partis au début par méfiance d’une récupération politicienne. Mais il exprime chaque jour le besoin d’un vrai parti, par et pour les 99 % de la population toujours plus exploitée. Ce n’est pas si bizarre.

L’envie est née parmi les gilets jaunes et plus largement parmi toutes celles et ceux qui les soutiennent de ne plus faire que voter de temps en temps mais de décider réellement. C’est juste car le combat pour une société débarrassée de l’exploitation et des inégalités ne s’arrête pas au mouvement actuel. Face au gouvernement et aux capitalistes, un parti solide, bien à nous, est nécessaire pour tous ceux et celles qui sont entrés en résistance contre Macron et les capitalistes. Seul un parti de masse qui repose sur la force sociale des travailleur‑se‑s peut défendre les intérêts de toute la population !

Quand le délaissement du service public nuit à notre sécurité

La cathédrale de Notre-Dame de Paris en flammes le 15 avril 2019

Suite au terrible incendie survenu à la cathédrale de Notre Dame de Paris ce 15 avril 2019, il est temps de se poser les questions de l’état actuel du service public. La politique macronienne a à cœur de détruire le service public et en y regardant de plus près cela parait de plus en plus flagrant. En effet, comment une ville qui possède de nombreux monuments historiques comme Paris avec la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre et ses 83 mètres de haut, la Tour Eiffel qui culmine à près de 300 mètres de haut,.. ainsi que de nombreuses tours telles que la tour Montparnasse et ses 210 mètres de hauteur,.. peut-elle ne pas donner les moyens aux sapeurs pompiers de leurs secteurs afin de lutter contre de potentiels incendies ? Que se passerait-il si un incendie venait à se déclarer tout en haut de cette dernière ? L’usage de canadairs serait trop risqué due à la puissance de l’eau déversée, rendant de ce fait la situation complexe et pouvant causer le décès de nombreuses personnes.

Tout cela faute de moyens financiers et matériels. Les Sapeurs-Pompiers de Paris n’ont eu aucune augmentation de leur budget, malgré une hausse de 5,4 % de leurs interventions ou encore la hausse de 12 % du nombre de départs de feu dans la ville de Paris (souvent dus à l’insalubrité) en 2018. Le non-remplacement des départs à la retraite a fait baisser leur nombre de 210 en seulement 3 ans. De plus, les pompiers de Paris ont un statut de militaires et n’ont donc pas le droit d’avoir de syndicats, ce qui est totalement inacceptable.

Grève éclair victorieuse dans le nettoyage de luxe

Le piquet de grève devant le magasin Kenzo de la Madeleine. Photo Pierrick Villette

Ce n’est pas nouveau, l’intérim du nettoyage est connu pour embaucher à la pelle des travailleurs sans papiers. Cela leur permet d’exploiter sans scrupules avec des conditions de travail inhumaines, des horaires impossibles et tout cela en refusant des fiches de paie. Bref, les salariés ne peuvent pas effectuer leurs démarches pour avoir des papiers. L’entreprise capitaliste joue dessus pour exploiter comme bon lui semble, une main d’œuvre corvéable à merci !

Lundi 8 avril, huit salariés sans papiers, ont entamé une grève éclair pour bloquer leurs bourreaux du nettoyage (TFN Atalian et Cofraneth, prestataires des enseignes de luxe Kenzo ou Ladurée). Au bout d’une heure, avec occupation de la boutique Kenzo Madeleine et soutien de la CGT, ils ont obtenu gain de cause pour entamer leurs démarches administratives.

Le Grand déba-rnaque

sdrLe mouvement des gilets jaunes a secoué la situation, forçant le gouvernement à réagir. Alors Macron a annoncé un grand débat national pour tenter de noyer le poisson le 18 décembre dernier.

Sous les belles paroles de « réponse aux attentes démocratiques des français », c’était en fait une manière de recentrer l’opinion sur lui et ne pas laisser les gilets jaunes poser les questions qui fâchent comme la précarité, la suppression de l’ISF, les politiques au service des plus riches…

Les élections municipales turques : la claque donnée au dictateur

Manifestation en soutien aux candidats HDP à Istanbul le 24 mars 2019 (AFP)

Manifestation en soutien aux candidats HDP à Istanbul le 24 mars 2019 (AFP)

Le 31 Mars 2019, Erdogan et son régime quasi-dictatorial ont perdu la capitale Ankara et la métropole Istanbul aux élections municipales.

Durant les élections présidentielles et législatives du 24 Juin 2018 l’AKP (parti d’Erdogan au pouvoir) avait « gagné » la présidence et la majorité à l’assemblée par fraude électorale. L’AKP n’avait constitué une majorité que grâce à son alliance avec le parti d’extrême droite turque MHP. De fait, ces élections anticipées constituaient les prémices de l’affaiblissement d’Erdogan.