Le coronavirus plonge le capitalisme mondial dans le chaos : la nécessité du socialisme

stock-exchange-corona-678x381Le déclenchement de la pandémie de coronavirus a plongé le capitalisme et la société mondiale dans une ère entièrement nouvelle de bouleversements et d’agitation. Pays après pays, la pandémie s’est installée et a rapidement mis à nu tout ce qui est pourri dans la société capitaliste. De la couverture initiale du virus à Wuhan en Chine par le régime dictatorial au sort désespéré des personnes âgées et des malades, en particulier en Italie, en Espagne, en France, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays, qui souffrent à cause d’installations médicales inadéquates, la nature décadente du capitalisme et de ses dirigeants a été exposée. Cela a provoqué des craintes généralisées et une remise en question de la manière dont la société est gérée.

Déclaration du Secrétariat International du Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO/CWI), 23 mars 2020

Macron et sa loi d’exception d’urgence sanitaire : encore une attaque sur les droits des travailleurs !

200 travailleurs d'Amazon Douai ont fait valoir leur droit de retrait le 17 mars

200 travailleurs d’Amazon Douai ont fait valoir leur droit de retrait le 17 mars

Dans la nuit du 21 au 22 mars, le projet d’état d’urgence sanitaire a été adopté par l’assemblée. Seuls les députés du PCF et de la FI ont voté contre avec raison.

Le principe d’état d’urgence sanitaire est valable pour 2 mois. La loi autorise aussi le gouvernement à prendre des ordonnances dans de multiples domaines (sanitaire, économique, droit du travail, social…). C’est un véritable coup d’état social car Macron peut gouverner comme il l’entend. Pour l’instant nous allons faire état des mesures connues mais cela peut donc évoluer sans passer par l’assemblée.

Témoignage : l’ubérisation et la journée de travail à 15 €

675Je m’appelle Mina, je suis militante de la Gauche Révolutionnaire. Jeune étudiante et licenciée en Psychologie Clinique, je suis venue en France depuis l’Algérie pour continuer mon Master. Malheureusement, j’ai dû abandonner mes études pour cette année, car mes moyens ne me suffisaient plus et les loyers du Crous étaient beaucoup trop élevés. A cela s’ajoute l’impossibilité de trouver un travail décent avec un salaire qui puisse recouvrir mes besoins primaires.

En abandonnant mes études pour cette année, j’ai dû me mettre sous un statut d’auto-entrepreneuse afin de trouver un travail en temps partiel en tant que baby-sitter. Je travaille dans une nouvelle entreprise parisienne, « Happysitters », où je reçois un salaire instable car mes horaires de travail varient selon les besoins des parents. Mon salaire va de 200 à 400 euros par mois, ce qui est très peu quand on vit à Paris, avec un statut d’étrangère hors UE. Alors que la boite qui sert de simple intermédiaire prend aux environs de 35% de nos revenus.

« La santé, pas les profits ! » une vague de grève balaie l’Italie

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Grève spontanée à l’usine Fiat de Pomigliano, le 10 mars

L’Italie est enfermée dans la lutte contre le coronavirus. Les bars, restaurants et magasins sont fermés, à l’exception des supermarchés, des pharmacies et des kiosques à journaux. Et pourtant, sous la pression de l’organisation des patrons, la Confindustria, les travailleurs sont toujours censés aller travailler ailleurs, souvent dans les transports publics surchargés. Il s’agit clairement de faire passer le profit avant la santé.

Municipales 1er tour : LREM sans soutien, le dégagisme présent

89766428_132665694961834_3246616438185656320_oLe premier tour des municipales a eu lieu dimanche, dans le contexte d’aggravation de l’épidémie de coronavirus. Le gouvernement a décidé de maintenir ces élections car il pensait que la panique qu’il a encouragée la semaine dernière jouerait en sa faveur. Mais même avec toutes ces manœuvres, cela n’a pas marché. À Paris, les candidats LREM de l’ancienne Ministre de la casse de la Santé publique Agnès Buzyn n’ont réussi à faire que 17%. Même chose à Lyon où Collomb et les autres candidats En Marche n’ont pas fait plus de 15%. Au Havre, malgré les apparences, Edouard Philippe s’est pris une vraie défaite, avec la perte de près de 8900 voix et un vote qui est passé de 52% en 2014 à 43,6% cette année. Rennes, Rouen, Besançon, Mulhouse… dans toutes ces villes et bien d’autres, les macronistes ont fait des scores médiocres, entre 10 et 15%. Encore une fois, LREM a confirmé qu’il n’a pas de soutien dans la population.

Coronavirus Covid19 : derrière la crise sanitaire, une crise de l’organisation capitaliste de la société

89858737_574628866468525_7495599147139989504_nL’épidémie de « Covid-19 », désormais qualifiée de pandémie qui a commencé au début du mois de décembre 2019 dans la ville de Wuhan, en Chine centrale, avant de se propager à travers le monde plonge les gouvernements, les marchés financiers et tout le capitalisme dans une immense panique.

Aujourd’hui on recense 167 000 personnes contaminées à travers le monde entier et plus de 6500 personnes sont mortes. En France on compte plus de 6600 cas avérés, dont 300 cas graves en réanimation, et 148 décès au matin du 17 mars. Selon de nombreuses sources médicales et scientifiques, ces chiffres sont largement sous-évalués, puisqu’il n’y a pas assez de tests réalisés à grande échelle. Ce qui importe c’est le rythme de propagation très rapide de la maladie. L’absence de dépistage empêche d’anticiper, et oblige à recourir à des modèles mathématiques qui sont obligés de prendre en compte les pires scénarios comme l’infection de la moitié de la population en France.