Grève à continental nutrition

A Boulogne la société continental nutrition est mise en redressement judiciaire depuis le 28 mai. La fermeture est probable pour les salariés sous le feu d’un plan de licenciement.
La grève est reconduite après 5 jours aujourd’hui suite à l’annonce d’une enveloppe de la direction de 450000 euros qui représenterait 400 euros par année d’ancienneté comme indemnité. La cfdt revendique 1500 euros par année.

Grève suivie dans les missions locales à Paris

Une bonne part des salariés des missions locales parisiennes ont été en grève lundi 14 octobre pour revendiquer de meilleures conditions de travail, entraînant la fermeture de la plupart des antennes d’accueil de jeunes.
A l’appel de la CGT et de la CFDT, environ 80 agents ont manifesté dans la matinée à proximité de l’Hôtel de Ville, où ils avaient déployé une grande banderole portant l’inscription « mission locale de Paris en danger, salariés méprisés, jeunes en galère ».
Dans un tract commun, CGT et CFDT réclament « des moyens humains supplémentaires ». Selon un responsable cgt cela préfigure d’un mouvement national d’ici quelque semaines.
Il n’est pas étonnant que les missions locales soient surchargés avec le chômage des jeunes contre lequel le gouvernement ne fais rien. La seule mesure qui est prise avec les emplois d’avenirs a été justement confié aux missions locales qui n’ont pas reçu assez de moyens pour cela alors qu’elles étaient déjà en difficultés. A quoi bon financer des missions locales pour trouver du travail qui n’existe pas doit se dire Hollande!

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grève des lits des urgentistes

Les urgentistes hospitaliers ont décidé de ne plus perdre de temps à chercher des lits pour leurs patients. Ils lâchent donc leur téléphone pour se consacrer aux soins et demandent à leur administration de prendre le relais.
Le mouvement national, est lancé par deux syndicats. Depuis de nombreux mois les urgentistes tirent la sonnette d’alarme sur l’engorgement de leurs services. Certains avouent passer entre 30 et 50 % de leur temps à chercher des lits pour les sorties d’urgence de leurs patients. Les urgentistes sont donc en grève aujourd’hui. Ils dénoncent le temps qu’ils perdent chaque jour à chercher des lits pour hospitaliser les patients.

Cette mobilisation et la colère sur le manque de moyen est le résultats des politiques de privatisations et d’économies budgétaires du gouvernement Fillon puis Ayrault. Au même moment on ferme des urgences de nuits , des services chirurgicaux ou carrément des hôpitaux comme l’Hôtel dieu à paris menacé ou les travailleurs luttent toujours. Bientôt il n’y aura qu’un hôpital central public par département avec la loi bachelot et les suites.

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DES EMBAUCHES ET DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES DÉTERMINES PAR LES TRAVAILLEURS ET LES PATIENTS

Le FN en tête à Brignoles, comme un avertissement…

Panneaux électoraux à Brignolles (Var) L'effondrement du vote de gauche et ce score du FN sont donc comme un écho de situations électorales passées et comme une avant-première des élections municipales et européennes de 2014.

Panneaux électoraux à Brignolles (Var) L’effondrement du vote de gauche et ce score du FN sont donc comme un écho de situations électorales passées et comme une avant-première des élections municipales et européennes de 2014.

Le résultat du Front National à la cantonale partielle du 6 octobre dernier à Brignoles, dans le Var sonne autant comme une répétition que comme un avertissement. Le Front National est arrivé largement en tête avec 40,4% des voix, devançant l’UMP (20,8%) et le candidat du Parti communiste français soutenu par le PS (14,6%). L’abstention est très importante, comme souvent pour une cantonale partielle (67,6%).

Bien qu’il y ait des raisons locales (le PCF ne se présentait pas sous l’étiquette Front de Gauche et ce n’était donc pas le candidat habituel, le maire de Brignoles, C. Gilardo), cet effondrement du vote de gauche et ce score du FN sont donc comme un écho d

e situations électorales passées et comme une avant-première des élections municipales et européennes de 2014.

Mêmes causes mêmes effets

L’un des aspects fondamentaux de cette élection, c’est l’effondrement du vote pour la « gauche ». Le candidat du PCF n’a recueilli que 981 voix. et la candidate d’EELV ( les écologistes), 598 voix, soit en tout 1579 voix, alors qu’à la cantonale partielle de juillet 2012, le candidat du Front de Gauche recueillait 3100 voix au premier tour.

Le FN de son côté n’a pas progressé, il obtenait 2734 voix en 2012, il en obtient 2718 cette fois ci. Au second tour, en 2012, il avait obtenu 4180 voix, nous verrons bien s’il dépasse ce score dimanche prochain, c’est possible, mais peu probable que ce soit dans des proportions importantes.

Le PS essaie de masquer sa responsabilité (et le PCF de justifier sa tactique) en disant que le problème c’est qu’il avait deux candidats de « gauche ». Mais la vraie raison pour leur déroute, c’est qu’entre juillet 2012 et Octobre 2013 il y a un an de politique d’Hollande-Ayrault et que ce scrutin se tient en pleine attaque du gouvernement sur les retraites et sans que les syndicats n’aient organisé une bataille sérieuse.

Et pire encore, le PCF, qui est contre cette réforme des retraites, a accepté de passer un accord électoral avec le PS, sa campagne électorale a ainsi été portée par un candidat assimilé au gouvernement et sa politique anti-sociale. Le FN a eu beau jeu de se présenter comme « seule opposition »…

Comme en 2002 et bien d’autres fois, il y a abstention importante, faiblesse de la droite, fort recul de la gauche gouvernementale et seul le FN mobilise son électorat et arrive même à recueillir des voix de mécontents. Comme dit un électeur : « ça fait des mois que la gauche ne nous écoute pas, alors ils se sont pris une bonne claque, c’est bien fait ».

Ce même week-end, le ministre de l’économie, P. Moscovici, annonçait que le gouvernement ne taxerait pas les excédents bruts d’exploitation des grandes entreprises (les profits avant dividendes aux actionnaires) et qu’il ne baisserait finalement pas la TVA sur les produit de première nécessité. Quant à l’annonce de 9000 nouvelles suppressions d’emploi (à Alactel-Lucent cette fois-ci), Ayrault a dit… que le gouvernement serait « vigilant ». En gros, le gouvernement annonce qu’il continuera sa politique en faveur des riches et des capitalistes. Comment dans ces conditions, le PCF peut-il continuer à considérer le PS comme un partenaire ?

Comment s’étonner dès lors que dans les urnes se traduise ce qui n’est que la réalité : cette « gauche » n’est pas la nôtre, elle n’est pas dans le camp des travailleurs et de la majorité de la population. Le scrutin de Brignoles vient le rappeler bruyamment.

Le PS nous refait le coup du « front républicain » en appelant à voter UMP, ça lui permet de dévier la critique de sa propre responsabilité. Mélenchon, président du Front de Gauche, défend correctement qu’il n’y a pas à choisir entre l’UMP et le FN car sur le fond, ils défendent la même politique. Mais il faut plus que cela.

Une cantonale partielle qui a comme un avant goût des élections de 2014 ?

C’est clair, à Brignoles, il aurait fallu y avoir un candidat de gauche qui s’identifie clairement de manière indépendante, contre le PS et le gouvernement, et qui se présente réellement en défense des intérêts des travailleurs, des jeunes, des chômeurs…  . C’est ce qui compte dans la période prochaine. Le PCF et le Front de Gauche vont-il continuer à faire du PS un partenaire politique alors même que c’est lui qui mène les attaques antisociales comme le montre les déclarations de Moscovici sur le renoncement à taxer les profits en plein élection de Brignoles. L’enjeu d’avoir une vraie opposition de gauche est bien plus que celui d’une élection. Il est inimaginable et intolérable que la nouvelle casse des retraites soit en train de passer sans réelle mobilisation par les directions des syndicats et que les salariés touchés par les plans de licenciements se retrouvent seuls face à la saignée. Et le prétexte du vote utile contre FN ne tient plus. Le FN n’aurait pas un tel espace si une véritable force politique de lutte contre les politiques d’austérités et les attaques des capitalistes existait. Il s’agit de se donner les moyens de s’organiser et lutter ensemble et permette ainsi de reprendre l’offensive contre les licenciements, le chômage, le racisme et l’essor du Front national.

Par Leila Messaoudi

Victoire des femmes de ménage de l’hôtel 5 étoiles Park Hyatt

Piquet de grève le 12 septembre 2013. Certains riches clients ontmoins apprécié ce défilé que ceux de la Fashion week!

Piquet de grève le 12 septembre 2013. Certains riches clients ont moins apprécié ce défilé que ceux de la Fashion week!

C’est toujours pareil. Pour nettoyer les chambres des stars du foot ou du ciné, des milliardaires ou grands patrons, les « femmes de chambre, valet » (oui, c’est comme cela qu’on les appelle encore) sont sous payés, se retrouvent parfois avec des temps partiels imposés. Les grands hôtels ne daignent même pas les compter parmi leur personnel, c’est en général une entreprise de sous-traitance qui les emploie, les privant ainsi de toute une série d’acquis gagné de haute lutte par les personnels des palaces parisiens.

Une première grève avait eu lieu dans des hôtels des Hauts de Seine, où les femmes de ménage avait gagné l’intégration au personnel des hôtels, et donc un 13ème mois et autres acquis. Un an avant, elle avait déjà obtenu la fin du salaire à la chambre, qui reste le critère habituel pour rémunérer les femmes de chambres dans les hôtels sauf qu’évidemment, le rythme est intenable.

Au Par Hyatt, Hôtel de luxe s’il en est, la grève illimitée a donc payée. D’autant qu’en pleine Fashion week, les grévistes ont organisé elles-mêmes un défilé de « mode », celle des travailleuses. « La lutte des classes c’est ici » comme le proclame une pancarte des grévistes. Ce n’est pas encore l’intégration au sein du groupe mais les contrats ne peuvent désormais plus être inférieur à 130 heures, une prime du niveau d’un 13ème mois est acquises ainsi que d’autres mesures salariales et statutaires (transformation de 6 temps partiels en temps complet, suppression de la clause de mobilité…).

Une vraie victoire pour cette grève qu’il faut prendre comme un appel à généraliser ce type de lutte.

Avec Hollande, le changement c’est pire qu’avant !

 

"Ce n'est pas parce qu'ils se disent de gauche, qu'ils le sont!"  Retrouvez les dessins de Fanch sur son blog http://blog.fanch-bd.com

« Ce n’est pas parce qu’ils se disent de gauche, qu’ils le sont! »
Retrouvez les dessins de Fanch sur son blog http://blog.fanch-bd.com

Alors que de nombreux plans de licenciements sont annoncés, dans de nombreuses entreprises les premiers effets de laccord national interprofessionnel se font sentir : baisse des salaires, hausse des heures de travail, aggravation des conditions de travail, etc. Dans le secteur public les agents subissent toujours des suppressions de postes, la surcharge de travail (entrainant la dégradation des services rendus aux usagers), et une 4ème année sans augmentation de salaire, le gouvernement continue sa politique de rigueur afin datteindre un déficit public de 3,6% du PIB (au lieu des 4,5% en 2013). Conséquence ? Cest encore aux travailleurs et au travailleuses et à leur famille de payer la crise du capitalisme !

Le budget de lEtat en baisse.

Les dépenses de lEtat nont pas été oubliées, puisque cest 9 milliards deuros qui sont prévus avec la suppression de 13.000 postes de fonctionnaires ou dagents non-titulaires de lEtat dégradant un peu plus la qualité des services publics, le gel des salaires pour une année de plus, la diminution des aides aux opérateurs publics comme Météo France, lAgence de lenvironnement et de la maîtrise de lénergie ou aux collectivités territoriales (des impôts locaux en hausse sont donc à prévoir)

Une fiscalité en faveur des entreprises.

La pause fiscale claironnée sur tous les tons par les ministres ne sera pas pour tout le monde. Les entreprises verront effectivement une diminution de 12 milliards deuros des prélèvements obligatoires qui les concernent, grâce en particulier à lentrée en vigueur du crédit dimpôt compétitivité emploi (CICE) dun montant de 10 milliards deuros décidée lannée dernière.

Les ménages, quant à eux, verront globalement leurs prélèvements augmenter de près de 11 milliards deuros : fiscalisation des majorations de pensions pour les retraités ayant élevé au moins trois enfants (1,2 milliard), hausse de la TVA (6 milliards deuros), ou encore la non-indexation des aides aux logements (APL), etc.

Le budget des 4 branches de la Sécu (santé, retraite, famille, accident du travail) aussi sera impacté puisque le gouvernement veut en réduire le déficit de 3,4 milliards deuros. Bien évidemment, ce sont les travailleurs qui devront supporter leffort.

Les budgets sociaux amputés.

La réforme des retraites en accroissant le nombre dannuités pour avoir des pensions à taux plein (ce qui diminuera le montants des pensions et/ou augmentera lâge effectif de départ à la retraite pour le plus grand nombre) entre dans ce cadre, bien sûr. Concernant la branche « famille », dune part la baisse du plafond du quotient familiale augmentera de 1 milliard deuros les prélèvements des ménages alors que dans le même temps, afin de financer la réforme des retraites, les entreprises verront leurs prélèvements « famille » diminuer de 0,15%.

Mais cest sur la branche « santé » que le gouvernement prévoit de faire le plus déconomie, avec 2,9 milliards deuros. Les dépenses de santé ne doivent pas augmenter de plus de 2,4%, malgré le vieillissement de la population et laccroissement des pathologies – soit laugmentation la plus basse depuis 1998. Leffort portera en particulier sur les dépenses hospitalières (440 millions deuros) fragilisant un peu plus les hôpitaux et réduisant loffre de soin ou encore en fiscalisant pour les salariés la part employeur dans les mutuelles et assurances dentreprises.

De pire en pire

Alors que sur un an lINSEE décrit une hausse des prix à la consommation de près de 1%, déjà, le Haut conseil des finances publiques dépendant de la Cour des comptes prévoit un effort supplémentaire au cours de lannée 2014. Avec ce gouvernement, comme avec les précédents, dun côté, on a toujours plus de cadeaux pour les entreprises, les patrons et les capitalistes et de lautre toujours plus dimpôts, de taxes, des salaires en berne, le chômage et la misère croissante. Hollande est bien « le président des entreprises »,  des patrons en fait.

Par Yann Venier
L’Égalité n°163 (octobre-décembre 2013)