Stop à la division

im.phpLes luttes dans les entreprises ou dans les services publics ne se traduisent pas encore par un mouvement généralisé. Alors que Macron a été élu de manière minoritaire, et qu’il n’a pas de soutien fort dans la population, il n’y a pas de force politique qui réussit à incarner une véritable opposition de masse.

Certes les députés France insoumise et PCF s’opposent régulièrement aux mesures de Macron mais ça reste une poignée de députés, porte parole des mécontentements et des luttes mais pas une alternative de gouvernement.

Côté syndical, il y a là aussi des initiatives. Mais elles sont isolées, sans lien entre elles (chaque semaine sa branche d’industrie). Alors qu’il faut l’unité dans la lutte, des initiatives sont vue comme concurrentes par certains dirigeants syndicaux ou politiques, comme les manifestations du 21 septembre de la CGT/Solidaire et du 23 septembre de la France insoumise.

La crise des syndicats et la lutte, pourquoi n’y a-t-il pas plus de stratégie ?

Samia-Moktar-UNL-Philippe-Martinez-CGT-William-Martinet-UNEF-Jean-Claude-Mailly-FO-lors-manifestation-contre-travail-5-avril-2016-Paris_4_1400_931À chaque annonce de journée de grève, la même question : est-ce que celle-ci vaudra le coup, comment la rendre plus importante et plus combative ? Blocages, actions coup de poing, mobilisation de certains secteurs plus forte… Fin octobre, une certaine lassitude s’est installée. Et le gouvernement semble en position de force pour avancer.

Pourquoi les militants syndicalistes ont-ils dû naviguer à vue ?

Macron avait annoncé la couleur dès l’été : la deuxième partie de la loi Travail, puis l’assurance-chômage, la Sécu… Il aurait fallu une stratégie syndicale, un plan d’actions « à nous » à opposer à celui du gouvernement. Et vue l’ampleur des projets, la riposte dans l’unité devait être plus qu’évidente.

Suppression du régime étudiant de sécurité sociale

im.phpLe gouvernement s’attaque une fois encore aux étudiants en annonçant la suppression du régime étudiant de sécurité sociale (RESS) dans le projet de loi de finances de 2018. Le RESS permet aux étudiants d’être autonomes concernant leur santé. Le gouvernement justifie cette disparition en la présentant comme un moyen de faire des économies en supprimant un régime soi-disant inefficace. Pourtant, les remboursements de frais médicaux sont aussi efficaces que ceux prodigués par le régime général de la sécurité sociale.

Consolider le mouvement

21728525_1134835103285446_8924884817994010866_nLa journée du 16 novembre (appel CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) s’annonce comme la suite des 12 et 21 septembre, à quelques détails importants près. Tout d’abord, la direction nationale de FO, poussée par ses bases, est cette fois-ci de la partie. Une journée de mobilisation où les militants CGT doivent pouvoir commencer à construire les actions avec les militants FO. Ceci va renforcer ces sections déjà grévistes en septembre et rendre impossible tout « freinage » de Mailly. Une approche ouverte vis-à-vis des opposants de la CFDT permettra aussi à ces salariés de ne pas se couper de la lutte, malgré leur direction.

La colère monte en Éducation Prioritaire

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Rassemblement des personnels de l’Éducation Prioritaire à Rouen le 9 novembre 2017

Nous étions près d’une centaine à nous rassembler, jeudi 9 novembre, à Rouen pour dénoncer la gestion calamiteuse des remplacements en REP + (Réseau d’Éducation « Prioritaire » renforcée) ! Chaque enseignant de REP + dispose en effet de 9 jours par an durant lesquels il est libéré de sa classe. Ces 9 jours sont consacrés à diverses formations ou à la poursuite de projets. Pour permettre la mise en place de cette disposition, un poste spécifique de remplaçants a été créé sur le département de Seine-Maritime : les ZIL REP + (Zone d’Intervention Localisée). Alors que depuis l’an dernier, chaque ZIL REP+ remplaçait une quinzaine d’enseignants, toujours les mêmes, selon un planning annuel, le rectorat a décidé de changer les règles, à la veille des vacances de la Toussaint.

Ça ne va pas mieux dans les universités mais la lutte se prépare !

1417743-manifestation-lyon-15La rentrée fut chaotique, que ce soit avec les amphis surchargés, les budgets à la baisse entraînant une restriction de personnels enseignants et non enseignants, ou encore les affectations à retardement (pour certains) ou pas encore (pour les autres) des post-bac. La baisse du budget de 331 millions dans l’Enseignement supérieur et la recherche montre la non-volonté du gouvernement de vouloir solutionner le problème. Pire encore, ils prévoient pour la rentrée 2018 d’instaurer une forme encore plus accrue de sélection dans les universités : ça fait trente ans qu’ils en rêvent !