Leclerc de Conflans-en-Jarnisy : premier rassemblement de soutien aux camarades de la CGT

demo_leclerc-conflansenjarnisy05112016bOn le sait, les conditions de travail dans le commerce, et en particulier dans les supermarchés, sont particulièrement difficiles : contrats précaires, temps partiel subi, horaires décalés, travail le dimanche, surcharge de travail et petits salaires… La chasse à tous les salarié-e-s qui tentent de résister est dans ce cadre un sport largement pratiqué par le patronat de ce secteur.

Mais au supermarché Leclerc de Conflans-en-Jarnisy, dans le nord de la Meurthe-et-Moselle (Lorraine), la direction met en œuvre des pratiques qui dépassent les bornes particulièrement en ce qui concerne le harcèlement contre les militantes syndicales de la CGT.

C’est dès 1998, année de la création du syndicat CGT dans le magasin, que le harcèlement s’est mis en place : discrimination salariale contre les syndiqué-e-s, court-circuitage de la déléguée syndicale tant au niveau professionnel que dans son rôle syndical, procédure judiciaire pour invalider la désignation de la déléguée syndicale puis pour invalider l’existence même du syndicat CGT, procédure judiciaire pour diffamation contre des syndiqués CGT par la DRH, procédure de licenciement contre la déléguée syndicale, mise au placard d’une syndiquée dans un local de 2m2 surveillé par une caméra, non-paiement des salaires depuis plusieurs mois de cette dernière camarade qui a fait jouer son droit de retrait et cela malgré le jugement du tribunal des prud’hommes l’obligeant à lui verser son salaire…

Toutes les procédures engagées par cette direction aux méthodes de voyou se voient invalidées les unes après les autres par la justice ou l’inspection du travail : ainsi le tribunal a validé la désignation de la déléguée CGT, l’existence du syndicat CGT, et a invalidé les faits de calomnies. L’inspection du travail, quant à elle, a refusé le licenciement de la déléguée syndicale, refus confirmé par le ministère (mais une nouvelle procédure est en cours). Cependant, les patrons et leurs sbires continuent de faire régner un climat de terreur dans le magasin touchant l’ensemble des salarié-e-s.

Le harcèlement et la répression antisyndicale sont dans l’air du temps, couverts par les autorités (préfet etc.) pourtant mis au courant régulièrement.. En fait, l’Etat et les différents gouvernements mettent en œuvre eux-mêmes une véritable chasse aux sorcières contre les militants. Au-delà des cas emblématiques comme les Air-France ou les Goodyear, ce sont en effet plus de 300 procédures judiciaires qui ont été initiées depuis le début de l’année, notamment dans le cadre de la lutte contre la loi travail.

Partout la solidarité doit être de mise. C’est pourquoi, le samedi 5 novembre, à l’appel de l’Union départementale CGT, une centaine de militants syndicaux sont venus de tout le département, ainsi que des élus locaux, pour se rassembler sous une pluie battante devant le magasin et soutenir ainsi les camarades de la CGT du magasin et à travers eux l’ensemble des salariés.

Après les prises de parole, ils sont allés distribuer des tracts expliquant la situation du magasin au niveau des deux ronds-points desservant le supermarché. La réception par les automobilistes a été très bonne en grande majorité, car globalement les méthodes de voyous mise en œuvre par la direction du magasin sont largement connues dans la région de Jarny.

Ce premier rassemblement pour mettre la pression en appellera certainement d’autres si la direction n’arrête pas son harcèlement.

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