Un gouvernement au service exclusif des intérêts des patrons, des banques et des actionnaires

Soldes
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Avec un taux de satisfaction de 17% selon les dernières estimations de TNS Sofres, Hollande a atteint un des pires taux de l’histoire. Et ce n’est pas un hasard ! Depuis son élection, il mène, avec son gouvernement, la même politique que Sarkozy… celle pour laquelle on l’avait dégagé ! C’est-à-dire une politique au service des grands patrons, des banques et des actionnaires. Cette politique vise à faire payer toujours plus la crise du capitalisme à la classe ouvrière pour maintenir les profits des capitalistes. Qu’on en juge !

Un constat accablant !

Les entreprises licencient déjà par milliers chaque mois et le chômage atteint de nouveaux sommets. La loi scélérate sur la prétendue « sécurisation de l’emploi » du gouvernement Ayrault-Hollande a encore renforcé l’an dernier les possibilités des patrons de virer massivement leurs salariés. D’ailleurs, il y a eu une constante dans l’action de ce gouvernement à propos de l’emploi : l’inaction coupable vis-à-vis des patrons qui, d’Arcelor-Mittal à PSA en passant par Titan avec Goodyear ou les entreprises de l’agro-alimentaire de Bretagne, ont licencié massivement des travailleurs et des travailleuses. Il y a eu aussi la énième réforme de la retraite dans l’exacte ligne des réformes de l’ère Sarkozy et celles antérieures. Et la retraite n’est pas la seule branche de la protection sociale qui est attaquée. C’est tout le système de protection sociale solidaire et par répartition qui a été, est, ou sera attaqué afin de baisser nos salaires en diminuant les cotisations versées directement par les patrons. Ceci permet d’accroître la « compétitivité » des entreprises selon les termes du patronat et du gouvernement. Ainsi la branche « famille » risque de disparaître de la protection sociale si on ne se mobilise pas contre le Pacte de responsabilité. Les mêmes arguments reviennent : les salariés coûtent trop cher et les pauvres sont des assistés. Par contre, les grands patrons s’octroient des salaires mirobolants. En 2013, le salaire moyen annuel des patrons du CAC 40 était environ de 3,5 millions d’euros ! Soit près de 240 années de travail d’un Smicard. Les 10 personnes les plus riches de France avaient une fortune cumulée en 2013 de 135,5 milliards d’euros. Dans le même temps les entreprises perçoivent jusqu’à maintenant environ 175 milliards d’euros par an d’aides publiques de l’Etat et des différentes collectivités territoriales – et pour quel résultat ? Un taux de chômage officiel de près de 11% en augmentation continuelle depuis 3 ans ! Enfin les entreprises du CAC 40 ont fait 48 milliards d’euros de profits l’année dernière. Ce n’est pas la crise pour les gros capitalistes ! Et que fait le gouvernement afin d’améliorer les revenus de la grande majorité de la population ? La loi reprenant l’ANI (accord national interprofessionnel) de 2013 qui institutionnalise le chantage patronal à la baisse des salaires contre le maintien (même pas assuré) de l’emploi pour le secteur privé, gel des salaires pour les agents publics (et peut-être le gel des évolutions de carrière) et hausse de la TVA, qui impacte bien plus les classes populaires et moyennes !

Concernant les dépenses publiques, la dette publique a été créée par 40 ans de politiques libérales. Le gouvernement prévoit encore 50 milliards de coupes supplémentaires afin de financer les cadeaux pour les patrons. Ceci entraînera encore la suppression de services publics (écoles, hôpitaux et autre), et empêchera toujours plus les services restants d’être de qualité et vraiment pour tous. Alors, qui coûte réellement trop cher ? Qui sont réellement les assistés ? En réalité avec la «compétitivité » des entreprises, c’est le profit pour les actionnaires qui est recherché et uniquement cela. Des embauches il n’y en a pas… pas plus que des investissements productifs. Les capitalistes préfèrent, dans leur logique du gain maximum immédiat, les taux de profits de la spéculation boursière plutôt que ceux, trop faibles à leurs yeux, de l’économie productive ! On le voit, comme lors de son voyage aux Etats-Unis où Hollande a mis en place une véritable opération de séduction des entreprises et de défense de leurs intérêts. A un point tel que l’UMP n’a rien de pire à proposer que le Pacte de responsabilité et que le patronat unanime félicite le gouvernement pour son action. De l’autre côté, la répression contre les travailleurs et les syndicalistes qui luttent continue comme avec Sarkozy… Les pétales de roses pour les patrons et les épines pour les travailleurs ! L’élection d’Hollande n’avait pas suscité ni adhésion ni un espoir démesuré. Cependant, en virant Sarkozy, on pouvait s’attendre à ce que cela soit un peu moins dur pour la vie quotidienne. Mais en se réclamant de « gauche » tout en faisant une politique anti-ouvrière et antipopulaire, le gouvernement et le PS veulent faire croire qu’aucune politique n’est possible en faveur des travailleurs et de la majorité de la population. C’est faux : le gouvernement Hollande-Ayrault fait cette politique parce qu’il a accepté d’engager le combat contre les travailleurs, les privés d’emplois et la majorité de la population ! Montebourg restaure davantage les profits des gros capitalistes que les emplois. Les différences entre le gouvernement PS et l’UMP au niveau économique et social sont très minimes aujourd’hui. Il n’y a rien à attendre de ce gouvernement et de tous les partis politiques qui justifient les licenciements, les coupes budgétaires par la crise économique alors même que les profits sont énormes.

La coupe est pleine !
Faisons éclater notre révolte !

Nous refusons d’être encore davantage exploités ! Hollande fait une politique d’austérité sévère qui ne dit pas son nom et avec le pacte de responsabilité et les 50 milliards de coupes supplémentaires il n’en est qu’au début. Tout cela se fait sur le dos de ceux et celles qui travaillent, souvent pour des salaires dérisoires et qui produisent toutes les richesses de ce pays sans en voir la couleur, sur le dos aussi des dizaines de milliers de licencié-es et de tous ceux et celles, français et étrangers que cette société, injuste et pourrie, exploite et exclut. Qui peut croire que Hollande va pouvoir continuer ainsi jusqu’en 2017 ? Hollande et Ayrault savent que la colère gronde et qu’ils sont en position instable.
Ainsi , la mobilisation des travailleurs bretons, cet automne, contre les plans de licenciement la pris une forme de quasi révolte régionale. Si des patrons locaux y ont mis leur nez c’est parce qu’ils sentent bien le potentiel explosif de la période et qu’ils le craignent. Si ils ont pu le faire, c’est parce que les organisations syndicales et les partis politiques à gauche du PS et des Verts n’ont pas été assez offensifs, quelles qu’en soient les raisons. Qu’aurait pu donner une lutte déterminée, unitaire des travailleurs contre les licenciements en Bretagne si ce n’est l’envie aux autres travailleurs partout en France, menacés ou déjà privés d’emplois, de lutter de la même manière et ensemble ? Un récent sondage montre cette colère parmi les 18-34 ans. A la question «Est-ce que tu participerais à un mouvement de révolte type Mai 68 demain ou dans les prochains mois ?», ils sont 61 % à dire oui. Tous quasiment égaux dans la colère, femmes et hommes «tirés d’affaire» et jeunes en galère… 66 % des intérimaires, 63 % des chômeurs, 60 % des étudiants. Et même 54 % des employés en CDI ! Il est temps que s’expriment la colère et la révolte et qu’on ne la laisse pas détourner de ses objectifs : refuser les injustices que produit cette société qui n’offre pas une vie décente à la majorité ni un véritable avenir à la jeunesse, stopper les plans de licenciements, mettre un coup d’arrêt aux attaques contre les services publics, contre les bas salaires et la destruction de la protection sociale !

 

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