Une lutte de plus gagnée à la clinique Majorelle de Nancy

cliniqueAu cours de ces dernières années les salariés de la clinique Majorelle à Nancy ont plusieurs fois prouvé leur combativité. En 2008, la direction de l’établissement appartenant au
groupe Médi-Partenaires, qui possède 25 cliniques en France, avait essayé d’externaliser les agents de services hospitaliers (ASH) à la société Sodexo, ce qui aurait fortement dégradé les conditions salariales et de travail. Après 3 semaines de grève, les ASH avaient fait plier la direction. Depuis, celle-ci essaye de faire payer sa défaite aux militants, en particulier à la déléguée syndicale CGT. Cette agressivité à son encontre a conduit à d’autres luttes. Fin février, le personnel du bloc opératoire (aides-soignantes et brancardiers) s’est mis en grève afin de contester la modification unilatérale de leurs horaires de travail. En effet, la nouvelle direction avait décidé sans aucune concertation de faire passer les vacations de 7 à 10 heures de travail par jour, quasiment du jour au lendemain, puisque cette réorganisation annoncée fin février devait prendre effet début avril. C’est bien un marché de dupe qui était proposé aux salariés, car actuellement Médi-partenaires cherche à vendre la clinique Majorelle à une autre société. L’accroissement de l’amplitude horaire aurait permis une diminution du personnel et donc de revendre plus facilement l’établissement. Les aides-soignantes et les brancardiers ont refusé cette réorganisation qui
aurait entraîné aussi un accroissement de la pénibilité et une dégradation de la qualité du service, sans compter les conséquences sur la vie personnelle et les frais supplémentaires que cela pouvait entraîner (baby-sitter par exemple). Après 5 jours de grève et des tentatives, « pas claires », d’assignation, la direction est revenue partiellement sur sa réorganisation. Les vacations de 10 heures se feront sur la base du volontariat et uniquement lorsque le programme des opérations sera surchargé. Les salariés et leur syndicat doivent rester vigilants et mobilisés pour que la direction n’impose pas petit à petit la vacation de 10 heures, non seulement au bloc mais aussi aux autres services.

par Yann Venier

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