Ni Sarko, ni Hollande-Valls, ni Le Pen !

marcheegaDepuis l’élection de Hollande, non seulement les conditions de vie de l’immense majorité de la population (les riches vont bien, merci) mais aussi l’ambiance générale en France sont de pire en pire.   Voir notre dernier matériel antiraciste et anti FN

Sarko en 2007, c’était déjà un véritable festival de déclarations racistes et réactionnaires en tout genre, du « nettoyer la banlieue au Kärcher » à qualifier tous les jeunes de « racaille », les pauvres de « profiteurs », les immigrés de « voleurs », etc. On savait que Sarko voulait récupérer les voix d’une partie de l’électorat du FN et à l’époque, il y était en partie parvenu. L’autre but de la manoeuvre, dans un bien classique « diviser pour mieux régner », était de vouloir profiter de la crise économique sans précédent et de son lot de licenciements, délocalisations, etc. pour faire passer des attaques considérables sur nos acquis (comme le recul de l’âge de départ à la retraite) et faire des cadeaux aux riches (comme la remise en cause de l’impôt sur la fortune) tout en cherchant des boucs émissaires pour masquer la responsabilité des capitalistes dans la crise.

C’est à cause de cette politique qu’on avait dégagé Sarko en 2012. Et Hollande fait exactement la même depuis qu’il a été élu, à coups de promesses trahies ! La taxe à 75% sur les millionnaires ? Envolée ! La loi d’amnistie pour les syndicalistes attaqués en justice ? Oubliée ! La loi Florange, qui pénalisait les patrons qui fermaient des sites jugés rentables ? Vaporisée ! Inversion de la courbe du chômage, « priorité à l’éducation » ? Comment dire… S’il restait un doute sur le fait que le PS est bel et bien un parti pro-capitaliste, voilà maintenant deux ans et demi de preuves de plus : fermeture de Goodyear-Amiens, Florange, SNCM…, emplois précaires et sous-payés pour les jeunes (« contrat d’avenir « … quel avenir ?), Valls et ses déclarations d’amour au patronat, répression de tous les mouvements sociaux, syndicaux, jusqu’au meurtre de Rémi Fraisse le 26 octobre ! Les manifestations et blocages spontanés qui ont eu lieu sont un début de réponse. Mais les lycéens ont été bien seuls. Fustigés par la droite et par l’extrême droite avec Philippot, qui a tweeté que les manifestations servaient à « justifier la sèche des cours » (le FN dans toute sa splendeur !), de la « gauche » ils ne reçoivent pourtant que condescendance ou « appels au calme » et répression.Pourtant ce sont eux qui ont raison de se révolter, et ce qu’il faudrait c’est non seulement chercher à amplifier ces manifestations, mais appeler les travailleurs à rejoindre la lutte, contre toute la politique de ce gouvernement dont on ne veut plus !

En refusant de s’opposer frontalement au gouvernement comme une grande partie de la « gauche de la gauche », cela laisse le champ libre à Marine Le Pen ! D’autant qu’avec toutes les affaires dont la dernière en date Fillon-Jouyet (UMP/PS), elle n’a qu’à brailler « UMPS ! » et attendre, tant il semble qu’il n’y ait rien de sérieux en face. Le FN doit être dénoncé pour ce qu’il est : un parti procapitaliste, raciste, un parti de menteurs et de magouilleurs. Mais cela restera insuffisant s’il n’y a pas à une large échelle, une véritable force politique des jeunes et des travailleurs qui soit réellement contre tout le «système» capitaliste. Dans la rue, par nos luttes, comme on avait commencé à le faire après les élections européennes, que ce parti on n’en veut pas, et qu’on est prêts à lutter tous ensemble, jeunes, travailleurs, avec ou sans emploi, peu importe notre origine, notre orientation sexuelle, nos croyances religieuses éventuelles… non seulement contre eux mais aussi contre tout un système économique, le capitalisme, qui engendre et nourrit le racisme et qui est strictement incapable de nous apporter un avenir.

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