Center parc à Roybon (38) : Tourisme de masse et déni de démocratie

roybonAvec ces 1000 cottages et quelques 5000 personnes attendues quotidiennement, le groupe Pierre et Vacances, promoteur de résidences touristiques locatives est autorisé depuis le 20 octobre dernier à démarrer les travaux dans la forêt de Chambaran à Roybon (38). 200 hectares de zones humides sont menacés dans ce nouveau «grand projet inutile» et les mêmes interrogations que pour les projets d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) et de barrage sur la zone humide du Testet (81) s’élevent.

 

Qui définit l’intérêt général pour de tels projets ? A qui cela profite-t-il ?

Pour les «pros Center Parc» le potentiel économique constitue à lui seul un argument pour définir un intérêt général au projet. Mais ce ne sont pas les quelques 700 emplois précaires créés (parmi les 698 emplois annoncés pour le Center Parc de Roybon, on compte près de la moitié de temps partiels destinés aux ménages. Le mode de gestion diffère peu d’un Center Parcs à un autre, on sait qu’il s’agit de contrats de moins de 12 heures par semaine, qui permettent de gagner moins de 400 euros par mois. De plus ce sont ces emplois qui sont plus facilement supprimés comme nous montrent les autres Center Parcs français et la construction d’un complexe touristique démesuré (coupé de toute réalité économique et anthropologique locales) qui peuvent représenter un avantage économique certain. (si ce n’est pour le groupe Pierre et Vacances).

Ce projet est en plus totalement anti-démocratique. L’enquête publique ouverte pendant 45 jours n’a pas été prise en compte (malgré 12 points rédhibitoires au projet compte tenu des textes de loi sur l’Eau), les avis défavorables (de la part de la chambre d’agriculture, des collectivités territoriales ou encore de plusieurs associations agréer dans le domaine de l’environnement) ont étés ignorés de toute part. Les travaux quand à eux ont débutés avant mêmes que les recours légaux est étaient épuisés (la décision du tribunal administratif de Grenoble étant attendue pour le 23 décembre).
Au delà de la voie juridique, la mobilisation s’intensifie dans la foret des Chambaran avec la présence d’une centaine de zadistes qui organisent la résistance à l’avancée des travaux (réquisition de l’ancienne maison forestière, installation sur la zone) et mettent en avant un autre intérêt général avec l’appui d’associations locales et de différents groupes de citoyens.

Pour que la terre ne soit pas un luxe destiné aux capitalistes en mal de profit et pour que les projets de développement territoriaux puissent etre determinés démocratiquement il faut mettre en commun les moyens de productions ainsi que les richesses naturelles et organiser une économie planifiée en fonction des besoins des populations locales. Avant ça nous devons mettre en marche une vraie révolution socialiste en rupture avec le modèle d’exploitation capitaliste.

Par Anthony

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