Présidentielles US : il n’y a pas de «moindre mal»

trump-hillaryLes Etats-uniens devront trancher le 8 novembre entre Donald Trump et Hillary Clinton, deux candidats qui semblent si différents sur le papier, mais si proches en réalité. Tous deux sont unis par une défense inconditionnelle du capitalisme, ils appliqueront une politique dans la continuité de celle que nous connaissons aujourd’hui. C’est-à-dire une politique répressive, raciste, impérialiste et toujours en faveur des plus aisés. Jamais des candidats à la présidentielle n’avaient été aussi impopulaires.

Article tiré de l’Egalité #179 (septembre-octobre 2016)

Un faux choix

Après les deux mandats de Barack Obama qui avait promis l’espoir et le changement, les travailleurs et les jeunes américains n’ont eu ni l’un ni l’autre. Toujours plus d’emprisonnement de la jeunesse noire, plus de chômage, moins de services publics, autant de guerre,…
Les Etats-uniens, en quête de renouveau, ont le « choix » entre une défenseure forcenée de Wall street et du big business, et un milliardaire mégalomane raciste, sexiste, homophobe et ultra nationaliste. La peste et le choléra.

Pourtant, un autre choix aurait été possible, avec la candidature de Bernie Sanders, qui se disait socialiste et prônait une « révolution politique » contre la classe des milliardaires. En se ralliant sans condition à Hillary Clinton, il a trahi les centaines de milliers de travailleurs et de jeunes  qui voyaient en lui un représentant des luttes de ces dernières années (pour l’augmentation des salaires à 15$/heure, des créations de syndicats, contre le capitalisme ultralibéral, l’austérité, contre le racisme et toutes les discriminations, la guerre… ).

Il faut une alternative politique !

Depuis la crise économique historique de 2008, la situation économique et sociale s’est gravement dégradée, et cela entraîne une radicalisation et une politisation en particulier dans la jeunesse. Des statistiques montrent qu’il y a une montée rapide du soutien à l’idée du socialisme : 51% aujourd’hui, contre 46% en 2014. Ce rejet du système se reflète à la fois dans une certaine remontée des luttes, mais aussi dans le soutien au populiste Trump.

Trump n’a que peu de soutien au sein de son parti, car l’establishment craint son caractère violent et imprévisible qui pourrait créer une situation sociale explosive. Mais que ce soit lui ou H. Clinton, les travailleurs et la jeunesse peuvent s’attendre à une pluie d’attaques et une aggravation de leurs conditions de vie.

Les militants du CIO aux USA, Socialist Alternative, après avoir soutenu la campagne de Sanders, appellent à voter pour Stein, une candidate indépendante qui représente les Verts et qui défend dans les luttes et lors de cette élection un programme similaire à celui que défendait Sanders. Mais nous faisons surtout campagne pour ne pas laisser s’éteindre la radicalisation et la colère actuelles et créer un parti qui représente les «99%», basé sur la construction de luttes et de syndicats combatifs.

Par Roxane et Virginie

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