Nouvelles mesures antisociales tout doit y passer!

coul P4-5 sécuLe gouvernement continue les coupes budgétaires dans les budgets sociaux et les services publics pour coller au prétexte de 3 % de déficit autorisé par l’Europe. D’un côté on coupe dans le vif ou l’on accorde une hausse inférieur à l’augmentation du coût de la vie (APL, retraites, contrats aidés, etc.) alors que de l’autre on continue à dilapider l’argent public sous forme d’un ruissellement continu d’aides aux entreprises, en pure perte – sauf pour les actionnaires.Ainsi, le basculement du CICE en janvier prochain sous forme d’exonération pérenne va coûter entre 20 et 25 milliards d’euros supplémentaires !

La sécu en danger!

La Sécurité Sociale, que le gouvernement essaye de faire disparaître de la Constitution, est aussi sur la sellette. En effet, la mise en oeuvre du basculement de son financement par la richesse produite via les cotisations sociales vers l’impôt via la hausse de la CSG permet  d’exonérer les capitalistes. La Loi Santé d’Agnès Buzyn a été repoussée à septembre. Alors même que l’état de nos hôpitaux est dramatique (sous-effectif, sous-financement, organisation en pôle, les regroupements territoriaux, financement à l’acte, etc.) comme en attestent les nombreuses luttes dans ce secteur. Gageons que cette loi aura pour but de continuer de gérer la pénurie en éloignant de plus en plus les patients des hôpitaux, en favorisant l’ambulatoire et le suivi à distance.

Ce qui permettra de continuer de supprimer  des lits, de fermer des services voir des hôpitaux entiers. La Santé doit devenir source de profits pour les capitalistes ! La « start-up nation » va-t-elle inventer les UBER-hôpitaux avec des médecins freelance !?

Champ de ruines ultra-libéral

L’indemnisation du chômage va subir une nouvelle attaque avec le retour de la dégressivité en attendant la mise en place prochainement du forfait comme l’exige le patronat. Cette mesure vise à accentuer la pression sur les chômeurs afin qu’ils acceptent de vendre leur force de travail au rabais, faisant ainsi une pression générale à la baisse sur les salaires.

Afin de « compenser » la baisse du pouvoir d’achat résultant de la politique ultra-libérale, au lieu d’augmenter tout simplement les salaires, la Loi Pacte entend favoriser l’épargne salariale. Si ça sonne bien à l’oreille, cela revient en fait à permettre à l’entreprise de spéculer sur une partie de notre salaire dont on est, pour le moment, libre de faire ce qu’on veut.

Les privatisations immédiates ou larvées vont continuer. C’est le cas de la Poste avec sa fusion avec la Caisse nationale de Prévoyance qui dépend de la Caisse des Dépôts. L’État ne sera donc plus l’actionnaire majoritaire. Mais l’État va aussi brader au secteur privé une partie d’Engie (ex-EDF) et privatiser les Aéroports de Paris et la Française des Jeux.

Il nous faut une lutte tous ensemble pour mettre un coup d’arrêt à cette politique qui dessine un paysage d’ultra- libéralisme qui doit laisser rêveurs Sarkozy et Hollande… et reprendre l’initiative pour une politique en faveur de la classe ouvrière, des pauvres, des retraités et des jeunes.

Par Yann Venier

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