Le capitalisme continuera de polluer

La chute spectaculaire de la pollution
au dioxyde d’azote en Chine pendant le confinement

Il aura suffi de quelques mois de confinement pour que la nature reprenne ses droits. Quasiment plus de vols internationaux, de tourisme et moins de production : sans trafic, les fleuves sont redevenus transparents, on a vu le retour des baleines à Marseille, les plantes sur nos parvis ou encore des dauphins en Sardaigne. En effet, l’impact de la réduction des activités industrielles durant quelques mois a suffi pour que les émissions de CO2 chutent de près d’un quart en Chine par rapport à 2019. La pandémie de COVID-19 a déclenché la plus forte baisse annuelle des émissions de CO2 jamais enregistrée. Tous ces éléments montrent qu’une partie de la Nature peut se régénérer et qu’on pourrait très bien agir rapidement contre le réchauffement climatique qui n’est pas une fatalité. La création de parcs végétaux exempts de touristes pour régénérer les espèces, la diminution de la pression humaine sur certains espaces naturels à certaines périodes, voilà ce qui pourrait être fait.
Cependant, pour renverser le cours du dérèglement climatique, le stopper, il faut des mesures à long terme. Les théories économiques libérales montrent bien là leurs limites ! Le système capitaliste ne permet pas une bonne gestion des ressources et de la production. Les traités et textes de lois qui pondèrent la production qui mettent des normes pour « l’écologie » sont soit inexistants, soit contournés et ne font que déplacer le problème : moins de papier, mais des mines à ciel ouvert pour les métaux rares des batteries de voitures électriques. Les capitalistes ne jurent que sur le profit, la rentabilité, ils font ce profit sur le dos des travailleurs en mettant à mal l’environnement.

Seuls les profits comptent

Les capitalistes auront toujours un autre produit à vendre, le Nutella sans huile de palme, le marché des produits « bio » qui ont parcouru des milliers de kilomètres avant de venir dans nos assiettes, le diesel comme solution à l’essence. Mais jamais de solutions durables.
La papeterie Chapelle Darblay (voir nos articles à ce sujet) est purement et simplement fermée, alors que c’est une entreprise autosuffisante énergétiquement qui recycle 30 % du papier de France, apportant des millions à son concessionnaire ! Dans ces conditions, comment croire que le capitalisme pourra venir à bout de la catastrophe écologique ?
La pollution est un problème global, ce ne sont pas les ménages individuels qui en sont responsables par leur utilisation d’énergie, déplacement, ou par leurs achats. Ce ne sont pas non plus les transports qui polluent le plus. 70 % des gaz à effet de serre sont produits par les 100 plus grosses multinationales ! Et la consommation individuelle est liée à ce que les capitalistes nous imposent : une surproduction de produits de qualité médiocre, qui polluent la planète et détruisent notre santé à toutes et tous. Si on veut pouvoir changer notre mode de consommation, diminuer la pollution, il faut de plus gros changements que le green washing que nous proposent les labels bios.

Changer le système pour protéger l’environnement

Seule la défense du socialisme permet de vivre dans une société écologique et égalitaire pour toutes et tous. En effet, la crise environnementale n’est pas indépendante de la crise du capitalisme, de la misère, des inégalités sociales. Pour créer cette société écologique, il faut nationaliser les entreprises et les mettre sous le contrôle des travailleurs. La production sera planifiée en fonction des besoins de toutes et tous.
La protection des travailleurs, les besoins essentiels, doivent être les mots d’ordre de la production contre l’exploitation et l’insécurité au travail. Il faudrait également instaurer une réelle gestion des déchets, des ressources, qui soit collective et ajustée. Il faudrait un grand service public du recyclage. Pour tout cela, il faut le socialisme. Une solution scientifique, logique et raisonnée, la seule possible, qui met en avant l’humain et la vie et non pas le profit !

Par Lucie Mendes et Dilan Yerlikaya