Crise de l’eau en Guadeloupe, où est la responsabilité de l’État Français ?

Pendant le confinement, les habitants du Gosier (3ème ville la plus peuplée du département) ont été encore privés d’eau ! Depuis 50 ans, les canalisations du réseau d’eau guadeloupéen n’ont été ni changées, ni entretenues. En 2018, un rapport expliquait les carences du réseau : si 30 % d’eau est produite en plus, que la ressource en eau est de plus de deux fois celle de métropole, il y a cependant 15 % des habitants qui sont régulièrement privés d’eau. Une partie de la population n’a d’eau que quelques jours par semaine ! 60 à 80 % de l’eau potable rejoint les caniveaux à causes des fuites, elle est en partie polluée avec les pesticides (dont le « chlordécone », interdit depuis 1990 !). L’estimation du coût de réparation est de 1 milliard d’euros, mais le plan d’urgence (datant de 2018) est de 71 millions d’euros avec appui de l’État de… 7,7 millions. Le peu de financement est réparti entre tous les intermédiaires. Aujourd’hui encore, les habitants de l’île comptent sur leurs propres moyens, dont les citernes à pluie, pour avoir de l’eau ! L’État Français doit prendre ses responsabilités, il faut un service public de l’eau en bonne santé. Les habitants demandent un droit fondamental, l’accès à leur eau !

Par Lucie Mendes