Infligeons une défaite au PS, à la droite et au FN ! Votons Mélenchon !

Mélenchon devant 1500 personnes à Tourcoing lors de son meeting le 8 janvier. Au même moment, non loin de là Valls rassemblait 200 personnes... La dynamique populaire est du côté de France Insoumise ! (Radio France - Antoine Rolland

Mélenchon devant 1500 personnes à Tourcoing lors de son meeting le 8 janvier. Au même moment, non loin de là Valls rassemblait 200 personnes… La dynamique populaire est du côté de France Insoumise (Radio France – Antoine Rolland

À trois mois et demi de l’élection présidentielle, il y a encore un peu d’incertitudes sur les candidats, par contre il est certain que les capitalistes français disposent d’une belle brochette de politiciens pour défendre leurs intérêts. Fillon, l’héritier de Thatcher et le pourfendeur de la sécurité sociale, Valls en chevalier blanc voulant faire oublier sa politique et le 49-3 utilisé à 6 reprises pour faire passer des lois de régression sociale majeures. Et puis il y a Le Pen, qui tire profit de la colère et du dégoût, espérant faire passer sous silence son vrai programme contre les travailleurs ainsi que les scandales et fractures qui secouent son parti. Article publié dans L’Egalité 181

Il est impensable que ces trois représentants des capitalistes – et tous leurs petits clones – monopolisent le débat politique, alors que les travailleurs et les jeunes ont tenu le haut du pavé au printemps 2016 ! Les politiques menées par Hollande et Valls et celle de Sarkozy avant, ont déjà été sanctionnées ; l’éviction de Sarkozy par K.O. puis celle de Hollande par forfait reflètent cette envie forte pour qu’ils dégagent tous !

Le Pen, Fillon, Valls ou un autre : à nous de les dégager !

Une très grande majorité de la population veut voir ce gouvernement prendre une claque et refuse le retour de la droite au pouvoir ! Mais le camp des travailleurs et des jeunes à la gauche du PS est trop faible. Il faut chercher à faire tous les pas qui permettraient d’inverser la vapeur. Car pour le moment, le FN peut encore se permettre d’essayer de récupérer la colère sociale et y compris les voix de certains qui veulent mettre une claque au PS et à la droite dans les urnes.

Les élections n’ont pas la portée ni la puissance politique d’un long mouvement de luttes pendant lequel on se politise en discutant et agissant ensemble. Mais des résultats électoraux peuvent être un signal positif et donner la force pour engager la lutte plus forts et plus unis.

La candidature de Jean-Luc Mélenchon est la seule réelle opportunité dans ces élections d’être des millions à dire non à cette politique au service des grands patrons et des gros actionnaires, tout en refusant le racisme et l’exclusion que le Front national porte. Les sondages montrent qu’avec 13 à 15 % des intentions de vote, Mélenchon est situé devant les candidats de la primaire PS. De plus en plus de travailleurs, de jeunes réfléchissent sérieusement à voter pour lui. Il faut utiliser ce potentiel !

Une opposition politique au PS, à la droite et au FN doit prendre forme pendant cette campagne !

Chaque jour, des centaines de grèves et de luttes, passées sous silence, ont lieu pour défendre des conditions de travail décentes, empêcher des licenciements ou des suppressions de postes, augmenter des salaires que les patrons cherchent toujours davantage à rogner.

Une partie des syndicalistes combatifs ont signalé leur intention de voter Mélenchon, et ce, malgré des désaccords, conscients de l’enjeu et du
fait que le vote Mélenchon est le seul aujourd’hui qui peut permettre d’infliger une défaite politique sévère aux représentants des capitalistes et à leur politique.

Les questions sociales : les salaires, l’emploi, la précarité sont le coeur des discussions dans la rue et dans les lieux de travail. Lors de la convention de lancement du mouvement France Insoumise à Lille en octobre 2016 une quinzaine de points a été adoptée pour la campagne : retraite à 60 ans, rejet des traités européens, abrogation de la loi travail, augmentation des salaires, planification écologique… Plus qu’un soutien passif, il faut élargir la campagne en faisant entendre ces revendications devant les lieux de travail et dans les quartiers, dans les mobilisations et luttes. Autour des axes décidés à la convention, les groupes d’appui peuvent s’adresser plus directement à la population et en particulier aux travailleurs et jeunes qui sont les premiers concernés. Ce sont de telles revendications qui peuvent permettre une véritable mobilisation, montrer ce pour quoi il faut lutter.

Nous le savons, un vote ne suffira pas pour stopper les capitalistes, comme l’ont montré les exemples grec et espagnol où Syriza et Podemos ont capitulé devant les exigences des institutions capitalistes. Il faut s’organiser dès maintenant et poser les jalons d’une nouvelle force politique large et militante nécessaire pour riposter. Les mobilisations syndicales et politiques en 2017 sont des moments privilégiés pour nous retrouver sur ces revendications depuis le soutien aux Goodyear Amiens en passant par les journées d’actions syndicales de janvier-février et au 18 mars pour la grande manifestation de soutien à Mélenchon à la Bastille. Le candidat Mélenchon, et plus encore, les groupes « d’insoumis » doivent en être les premiers porte-paroles. C’est le sens de notre appel à voter et de l’implication des militant-e-s de la Gauche révolutionnaire dans la campagne.

Par Leïla Messaoudi

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