Pour sauver l’environnement, il faut sortir du capitalisme… en luttant pour le socialisme ! (Partie 2/7) Les petits pas, ça ne mène pas loin

Les jardins partagés, circuits courts et locaux, les composts urbains, les forages en eau locaux ou encore l’utilisation du vélo… Des sujets à la mode ! Bien que ça soit agréable et souvent économique d’utiliser ces « alternatives » dites moins polluantes, pour autant l’aspect écologique peut poser question. Lorsqu’on gère exclusivement localement certaines ressources, en nourriture, compost, eau potable etc, on en occulte les besoins collectifs. Tandis qu’on se félicite d’avoir un forage en eau personnel, pendant ce temps-là, la région de Vittel est toujours dévastée par Nestlé pour faire commerce de l’eau potable, au détriment des habitants. 

Voici le deuxième volet de notre dossier sur l’écologie paru dans l’Egalité n°207, vous pouvez retrouver le premier ici.

Les métropoles (comme celles de Rouen, Paris…) s’auto-félicitent de la création de nouvelles pistes cyclables, mais ces créations ne permettront pas plus aux ouvriers d’aller travailler de manière écologique, tant qu’il n’y a toujours pas assez de transport en commun gratuits pour aller plus loin. Et pourtant, dans toutes les villes, il existe plein de petites lignes de train qui pourraient desservir toute l’agglomération, mais qui sont fermées !

En 2015 déjà, les 3/4 des émissions de gaz à effets de serre étaient produites par 1 % d’ultras-riches, patrons et propriétaires des industries les plus polluantes. À l’inverse, la majorité de la population, les plus pauvres, ont une empreinte carbone dérisoire.

La pseudo « éco-responsabilité »

La tendance est à la culpabilisationn aux « petits gestes » qu’on fait, et à faire penser que c’est nos gestes de tri ou le rythme d’achat de la viande qui va changer les choses. Les organisations comme Extinction Rébellion qui nous vantent ça, qui font des actions de bloquer des routes utilisées par des travailleurs en voiture pour leur faire « prendre conscience » de la pollution, comme s’ils polluaient volontairement leur environnement par bêtise, ne font en fait que mettre la culpabilité sur ceux qui subissent le plus le capitalisme.

Beaucoup de partis et organisations dits écologistes ne prennent pas en compte ces questions-là. Pire encore, elles mettent volontairement en avant des actions qui ne pèsent rien dans la balance écologique au niveau mondial et détourne de fait l’attention. Cela revient à ne jamais accuser les grands capitalistes ni encourager à lutter massivement pour qu’ils soient expropriés, que les entreprises soient mises en propriété publique, pour contrôler ce qui est fabriqué et le changer si besoin. Même la France Insoumise, n’envisage pas de nationaliser/d’exproprier toutes les entreprises polluantes ! « On le fera pour certaines… »

Ça suffit d’attaquer les travailleurs et les individus sous couvert d’écologie ! En refusant toujours d’aborder la question de qui est au pouvoir, qui décide de ce qu’on produit et comment (et comment c’est transporté) ces soi-disant écologistes maintiennent ce système destructeur en place. Alors qu’il faut lutter pour que des choses comme un grand service public du recyclage qui permettraient de gérer les choses collectivement et rationnellement, avec un personnel en nombre suffisant, qu’il faut des transports en commun gratuits, ou encore l’obligation du transport des marchandises longue distance par le rail… Ce sont des grands pas qui nous feront régler les choses !

Par Lucie Mendes, article paru dans l’Egalité n°207