Sénégal : non aux mesures anti-homosexualité !

Depuis l’investiture du Premier ministre Ousmane Sonko en décembre 2023, les droits des homosexuels n’ont cessé d’être attaqués. Le 11 mars, une loi doublant la peine de prison pour les actes dits « contre-nature » a été adoptée !

En février, 12 personnes ont été arrêtées, accusées de relations homosexuelles et de transmission volontaire de VIH. À la suite, ils ont passé leur loi liberticide pour détourner l’attention des revendications sociales qui pourtant prenaient forme après l’assassinat par la police d’un étudiant le 9 février lors d’une manifestation devant l’université de Dakar, réclamant des meilleurs services publics et dénonçant les politiques du gouvernement.

À son arrivée au pouvoir Sonko avait d’abord retardé les annonces économiques. Mais rapidement il a annoncé qu’il fallait « se serrer la ceinture » et accuse l’ancien gouvernement d’avoir caché une partie des dettes. La dette représente 132 % du PIB annuel, seule une politique de rupture avec le capitalisme pourrait permettre une améliorations des conditions de vie pour les travailleurs et les jeunes. Au lieu de ça, plus de la moitié du budget de l’État est utilisé pour rembourser la dette, servant de prétexte pour justifier une série d’attaques sur les services publics.

La classe ouvrière et la jeunesse au Sénégal ont un rôle central à jouer pour défaire ces attaques. Pour la dépénalisation de l’homosexualité, l’annulation complète des dettes, et pour un mouvement de masse des travailleurs et jeunes sénégalais contre tout gouvernement au service des capitalistes et impérialistes !

Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026)