Le racisme est une arme puissante utilisée par les capitalistes et les défenseurs de ce système.

Il y a une vraie avalanche de politiques et discours racistes assumés en ce moment par les capitalistes. La dernière en date est l’allongement de la durée de « séjour » dans les Centres de rétention administratifs votée par l’Union européenne ; avec une brochure immonde destinée aux enfants pour « bien vivre leur expulsion » ! Nous devons lutter contre les OQTF, les attaques contre les migrants, et contre toute attaque raciste, car les capitalistes ont intérêt à nous faire croire que c’est notre voisin le problème, alors que ce sont eux qui nous exploitent et s’en mettent plein les poches sur notre dos.
Le fait que des travailleurs soient sans-papiers c’est du pain béni pour les patrons. Cette main-d’œuvre pas chère met en concurrence les travailleurs immigrés et locaux qui diront que c’est à cause des migrants qu’ils vivent mal, alors que c’est le système économique la cause. En Espagne, à la suite d’une régularisation de milliers de travailleurs migrants, les patrons ont montré leur mécontentement, car cela les oblige à les payer comme tout travailleur « normal ». Quelles que soient nos couleurs de peau, nos cultures, nos langues ou nos religions, notre ennemi commun est ce système qui exploite la planète et les travailleurs. Il y a assez de richesses pour que nous vivions tous ensemble et en paix !
Malcolm X, des leçons pour la lutte antiraciste et anticapitaliste aujourd’hui
Figure de lutte emblématique, il avait compris le fonctionnement du système capitaliste, et a organisé la lutte contre le racisme, la misère, le chômage et la violence aux États-Unis dans les années 1960 (nous allons bientôt sortir une brochure sur lui et sur la lutte contre le racisme). Il disait « si vous ne faites pas attention, les médias vous feront détester les opprimés et aimer les oppresseurs ». Mais il avait surtout compris avant la fin de sa vie qu’il ne peut y avoir de capitalisme sans racisme parce que c’est un système qui repose sur l’exploitation et la division de la classe ouvrière, sinon les grands patrons ne pourraient pas se maintenir à la tête de la société. Malcom X liait donc la lutte contre le racisme à la lutte pour une société socialiste, et que c’était une lutte de la classe ouvrière toute entière, pas que des noirs.
La campagne « Jeunes contre le racisme en Europe » de 1995, (cf article sur notre site) est aussi riche en enseignements. Lancée par le Comité pour une Internationale Ouvrière, avec comme slogan central « du boulot et pas de racisme », elle combattait l’idée que le problème du chômage serait lié aux étrangers et montrait que lutter contre les inégalités sociales et le chômage fait reculer les idées racistes. Le travail de nos camarades dans ce mouvement reposait sur la construction de la lutte antiraciste en lien avec la lutte révolutionnaire. Ces luttes et ces
méthodes, avec des comités de quartiers contre le racisme, des manifestations en cas d’attaque de l’extrême droite, le soutien aux luttes des sans-papiers et travailleurs exploités, joueront à nouveau un rôle dans la capacité des jeunes et des travailleurs à unifier leur combat en France contre le capitalisme et pour le socialisme. Militons pour cela, et venez discuter avec la Gauche Révolutionnaire !
Par Diana
Article paru dans L’Égalité n°235
