
La tranquillité publique est souvent associée à la répression policière. Pourtant, elle repose surtout sur des choix d’aménagements et de politique sociale.
À ce titre, nous sommes pour des villes avec une présence humaine, l’éclairage des espaces publics, des lieux de vie collectifs et des transports gratuits sont indispensables pour prévenir les tensions.
D’abord, la présence humaine dans l’espace public joue un rôle dissuasif et rassurant. Des rues animées, des commerces ouverts contribuent à créer un climat de confiance, alors que les caméras de surveillance sont inefficaces et très coûteuses. Un éclairage adapté réduit l’insécurité, en rendant les espaces plus visibles et fréquentés. Nous militons aussi pour développer plus de lieux de sociabilité, comme les centres culturels ou les maisons de quartier, qui favorisent les échanges et les liens entre les habitants. Ces espaces permettent de lutter contre l’isolement et de prévenir les conflits. Enfin, nous défendons la gratuité des transports en commun. Elle facilite les déplacements et réduit les inégalités.
De plus, dans les villes comme Maubeuge où les transports sont gratuits, ils sont moins dégradés.
Ainsi, la tranquillité publique ne dépend pas uniquement du contrôle policier, mais surtout d’un environnement urbain vivant, accessible et inclusif. C’est l’approche avec laquelle on a milité durant la campagne municipale pour avoir des élus combatifs au service de la population et contre les politiques de répression.
Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026), par Mallaury
