
Au 40e Congrès du PCF (4-7 juillet), Fabien Roussel a été réélu. Mais son texte d’orientation a reçu une approbation beaucoup plus mitigée qu’au dernier Congrès. Sur près de 40 000 adhérents, 24 600 ont participé au vote. Son texte l’emporte à 61,4 % (14 800 voix), contre 81,9 % des suffrages (23 900 voix) en 2022. Roussel perd la cote auprès des militants. Pourquoi ?
Il faudrait un programme de combat contre Macron, le RN et les capitalistes. Mais au PCF, c’est la politique de « respectabilité » et « dialogue » avec le gouvernement Macron qui prime, et ce, sans aucun rapport de forces pour cela. Une partie des militants part au compte-gouttes.
Roussel a aussi été désigné candidat du PCF pour la présidentielle. On pourrait croire à une « simple » attitude sectaire face à Mélenchon. Mais il s’agit d’une ligne politique : faire exister le nom « PCF », continuer de prétendre être le parti des travailleurs et pour le communisme (discrètement)… tout en étant en alliances locales avec le PS, depuis longtemps passé au service des capitalistes, avec armes et bagages, et en participant à la campagne anti-LFI des bourgeois.
Tout ceci n’est pas sans conséquences négatives dans le mouvement ouvrier, en particulier dans les syndicats.
La politique de la direction du PCF ne permet pas aux travailleurs d’être une classe consciente de ses intérêts et d’être une force pour le socialisme, ni de lutter contre le racisme ou même contre la guerre. Cela facilite la division et affaiblit. Pire, cette ligne constitue souvent un frein, refusant la riposte à Macron et usant de son poids pour l’empêcher.
Il nous faut un nouveau parti de masse des travailleurs pour le socialisme dans lequel les travailleur-ses, les jeunes, les militants – LFI, ceux venus du PCF et d’autres – militent pour renverser cette société pourrie.
Par Ash
Article paru dans L’Égalité n°235 (juillet-août 2026)
