PS : parti de la sauvegarde des capitalistes

L’arrivée d’Olivier Faure à la tête du PS a pu laisser croire à certains que ce parti avait rompu avec la présidence Hollande et sa politique dévastatrice pour la classe ouvrière. Mais très vite, Faure et le reste du PS, dans les deux chambres du Parlement, ont montré dans les faits qu’il n’en était rien. Refus de censurer le gouvernement Lecornu dès qu’il y avait une chance de le faire tomber, validation des budgets de l’État et de la Sécurité sociale, pseudo-compromis sur le sujet des retraites qui était en réalité une véritable reculade, etc. Le PS sous la direction d’Olivier Faure et la pression de l’aile droite du parti a été la béquille du gouvernement minoritaire Macron-Lecornu et de leur politique antisociale.

Le choix du PS de la « stabilité institutionnelle » contre l’opposition frontale à Macron marque en réalité son accord avec la politique menée par ce gouvernement en faveur des ultra-riches et des multinationales et contre les services publics et la protection sociale. Ce parti n’a-t-il d’ailleurs pas mené quasiment la même politique lorsqu’il était au pouvoir ? Il est évident que pour le dernier budget du quinquennat, le PS sauvera encore les fesses du gouvernement d’une manière ou d’une autre.

Le PS a quitté définitivement le rivage de la gauche pour celui des partis bourgeois depuis plusieurs décennies, il ne reviendra pas. Les prétentions de Hollande, Glucksmann ou Bouamrane à être candidat du PS pour la prochaine présidentielle en attestent… s’il le fallait encore !

Par YV

Article paru dans L’Égalité n°235