Macron : de quoi est-il le nom ?

Des effigies de Macron en roi, qualifié de président des riches ou de dictateur, caractérisé comme têtu ou capricieux, ça fuse dans tous les sens. Il y a un fort sentiment que Macron est un président méprisant n’écoutant personne et gouvernant seul. Qu’est Macron et pourquoi mène-t-il cette politique ?

Macron est un président qui n’a pas un parti enraciné dans une catégorie de la population. C’est un arriviste qui, dans une certaine mesure, comme Trump ou Bolsonaro, a pu profiter de la défiance envers les partis classiques de la bourgeoisie pour prendre le relai. C’est aussi une fragilité car il est particulièrement isolé, sans base sociale pour soutenir sa politique : il a été élu face à Le Pen, et aux législatives, il n’a pas eu de majorité absolue. Il veut donc apparaître au dessus des classes sociales comme un homme providentiel qui saurait ce qui est « nécessaire » comme argument d’autorité. Macron a donc une méthode autoritaire et répressive, de type bonapartiste avec le recours massif au 49-3, la répression des contestations, limiter l’opposition… pour mener à bien ses objectifs.

Au service des capitalistes

Finalement ce sont les capitalistes, particulièrement ceux du CAC 40, qu’il sert à tout prix. Il en est leur représentant direct. D’ailleurs, Macron essaye en permanence de dissimuler la nature de son gouvernement composé d’une moitié de millionnaires faisant des allers-retours avec les directions des grandes entreprises. C’est pour ces raisons que loi après loi, c’est la surexploitation des travailleurs dont il est question, permettant d’engendrer des bénéfices toujours records. C’est aussi des transferts de liquidités publiques (CICE, allégements de cotisations, Flat Tax…) pour alimenter directement les dividendes aux actionnaires. Lorsqu’il s’en prend aux services publics c’est pour permettre d’aboutir à une privatisation de ce qui est rentable. Macron a un gouvernement de combat contre les travailleur.ses qui, face à lui, commencent à relever la tête et cherchent à résister.

Article paru dans l’Égalité n° 216