Le constat est sans appel : nous vivons une accélération brutale de l’offensive menée par les capitalistes et leur gouvernement. Alors que les services publics sont exsangues, le budget d’austérité
qui nous est imposé ressemble à une nouvelle véritable déclaration de guerre sociale. Les hôpitaux au
bord de la rupture totale, comme dans l’Éducation nationale où 4 000 postes sont supprimés. Pendant que les licenciements de masse et les fermetures de sites s’enchaînent, la vie chère étrangle les travailleurs : les prix du pétrole flambent et le gaz subit une hausse indécente
de +15 % au 1er mai.
Cette misère n’est pas une fatalité, elle est le fruit d’une spoliation organisée. Tandis que nous comptons nos centimes, les actionnaires du CAC 40 se sont partagé 107 milliards d’euros de dividendes l’année dernière. Même quand les profits baissent légèrement, le pillage continue, signe d’une exploitation toujours plus féroce. 15 000 millionnaires ne paient pas un centime d’impôt, alors que l’État verse plus de 200 milliards d’euros de subventions par an aux grandes entreprises.
Le capitalisme, c’est aussi la guerre. De Gaza au Liban, les impérialistes sèment la mort pour garantir leurs profits et leurs zones d’influence. Et même lorsque leurs armées ne sont pas directement impliquées, des guerres comme au Soudan ou République démocratique du Congo sont la
conséquence de l’action impérialiste du capitalisme.
Pour diviser notre classe, ils s’appuient sur une propagande et une politique racistes décomplexées. Ils attaquent violemment LFI et utilisent la violence policière contre les jeunes des quartiers et les lycéens en lutte. Malgré son affaiblissement politique, si la bourgeoisie semble mener l’offensive, c’est uniquement parce qu’elle ne trouve pas grand-chose en face dans notre camp social – pour l’instant.
L’inertie des directions syndicales : une complicité qui doit cesser
passivité des sommets syndicaux, voire leur acceptation des politiques capitalistes. Les directions et leurs bureaucrates laissent passer les attaques les unes après les autres. Sophie Binet multiplie les déclarations de plus en plus décevantes, transformant parfois le 1er mai, journée historique de lutte ouvrière, en simple parade symbolique. Pire encore lorsqu’elle donne son blanc-seing pour faire travailler les salarié·es des boulangeries, visiblement en contrepartie de la transformation
d’une journée de internationale de lutte pour les droits des femmes en un 8 mars férié. Demande
polie immédiatement refusée par le gouvernement. Il aura fallu que Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, recadre Sophie Binet en rappelant que la journée du 8 mars devait rester une journée de lutte et de grève – encore faudrait-il que la CFDT comme les autres la construisent clairement comme telle.
Au lieu d’impulser des luttes sérieuses, les dirigeants syndicaux s’agitent à coups de pétitions stériles. Le rôle d’un syndicat n’est pas de négocier le poids des chaînes ou d’accompagner les politiques capitalistes, mais de défendre les intérêts des travailleurs sans compromission. Il est urgent de
construire la riposte et d’appeler à une journée de grève interprofessionnelle dès la mi-mai. Ce doit être le premier pas d’un véritable plan de lutte, vers un mouvement de grève déterminé, pour faire plier Macron et les capitalistes.

Organisons-nous à la base pour reprendre nos syndicats
Travailleurs et syndicalistes combatifs, en s’organisant, nous pouvons contrer l’inertie des directions et batailler pour des syndicats combatifs à tous les niveaux.
- Faire des assemblées générales et des heures d’information syndicale : c’est là que se discutent les revendications et la stratégie pour les luttes à construire.
- Utiliser nos structures combatives : les syndicats de base peuvent appeler à des grèves dans les secteurs et en même temps doivent interpeller les directions nationales pour exiger une ligne de classe et une approche combative.
- Au sein des syndicats, nous devons batailler pour un maximum de discussions politiques, un fonctionnement ouvert et des syndicats de lutte de classe à toutes les échelles.
Grâce à l’approche combative de la CGT Educ’action 76, une grève a lieu le 31 mars. Cet exemple montre que là où le syndicat et ses militants sont organisés sur des bases de lutte, le rapport de force peut changer. Il y a d’autres exemples et tentatives de lutter et il faut généraliser ces poches de résistance dans tous les secteurs.
Le socialisme : la seule alternative au chaos capitaliste
Lutter pour nos revendications immédiates est indispensable. Et nous voulons avoir des conditions de vie décentes durablement. Tant que les moyens de production seront entre les mains d’une minorité parasite, les capitalistes, ils feront l’austérité et la guerre. Il est temps de construire un parti de masse des travailleurs pour le socialisme. Un parti qui regroupe les syndicalistes et travailleurs combatifs, les jeunes et tous ceux qui veulent en finir avec ce système. Le programme d’un tel parti doit être clair :
- Expropriation des grands groupes capitalistes : l’énergie (Total, etc.), les banques et la finance, les transports, la grande distribution, etc., doivent devenir propriété publique.
- À bas le capitalisme et les gouvernements à leur service : gestion démocratique de l’économie par et pour les travailleurs et les travailleuses, avec un gouvernement à nous, issu des luttes et de nos organisations (nos partis, syndicats, comités, etc.), pour répondre uniquement aux besoins sociaux et non plus à la recherche du profit.
- Pour le socialisme, la seule voie pour débarrasser la société de l’exploitation, du chômage, des guerres, du sexisme, du racisme et des oppressions.
Les syndicalistes combatifs de la Gauche Révolutionnaire se battent quotidiennement pour cette perspective. Rejoignez-nous dans la lutte pour une société libérée de l’exploitation. Le capitalisme détruit nos conditions de vies et la planète, à nous de le renverser et de construire le monde socialiste de demain !
