Économie mondiale en crise, la guerre l’accélère !

L’économie mondiale est en crise depuis plusieurs décennies du fait d’une énorme crise de surproduction. Les capitalistes ne trouvent pas de nouveaux marchés pour réaliser plus de profits. Les impérialistes déclenchent alors des guerres pour s’emparer des marchés existants et détruire les capacités des autres pays.

La guerre déclenchée par les États-Unis au Moyen-Orient fragilise encore plus l’économie mondiale. Le blocage du détroit d’Ormuz par lequel transite 20 % du pétrole brut mondial, ainsi que les attaques sur les raffineries d’Iran, du Bahreïn, d’Arabie Saoudite et d’ailleurs entraînent une augmentation drastique des prix de l’essence partout dans le monde, et donc une augmentation générale de tous les prix. Mais il n’y a pas que le pétrole, les pays du Golfe représentent 34 % des exportations d’engrais. Selon les premières estimations c’est plus de la moitié de l’agriculture mondiale qui va être impactée. L’OCDE estime que l’inflation mondiale s’établirait à 4 % au lieu de 2,8 % pour 2026. Ces guerres amènent leur lot de conséquences dramatiques pour les classes ouvrières du monde entier.

Si la crise économique due aux conflits régionaux se développe, la réaction en chaîne entraînera une récession mondiale. Si l’offre de pétrole continue de baisser, les coûts de production augmentent, les prix montent, la consommation recule et les investissements ralentissent. L’activité globale se contracte : la récession devient alors une perspective réelle qui aurait des conséquences dramatiques pour les travailleurs.

Les risques de catastrophes humanitaires sont énormes, et particulièrement dans les pays les plus pauvres : pénuries, famines, déplacements de populations, aggravation des conditions sanitaires… à chaque fois, ce sont les populations les plus précaires qui paient le prix de la crise. Les guerres impérialistes n’amènent que la misère et la mort. Non à la guerre, non à l’impérialisme !

Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026), par Vincent