
Macron entame sa dernière année à la présidence, après 9 ans de mandat et 2 ans au gouvernement avant. Après bientôt dix ans d’attaques ininterrompues, son parti n’a aucun ancrage et très peu de base sociale même électorale. La bourgeoisie est en crise de représentation politique. Macron a été une roue de secours, mais ils ne trouvent pas de solution durable.
Macron entre dans sa dernière année, affaibli, mais il n’attend pas passivement. En déléguant la politique nationale à Lecornu, il s’agite à l’international, sous prétexte de défendre les intérêts de la France. Comprendre : défendre les intérêts des capitalistes de l’armement français. La multiplication des guerres est une opportunité en or pour assurer leurs profits. Depuis 4 ans, avec la guerre en Ukraine puis au Moyen-Orient, les commandes se multiplient dans toutes les directions. La défense de la « démocratie » est une hypocrisie : on vend des Rafale à qui paie le plus.
Les attaques vont continuer
La politique guerrière ne s’arrête pas à la course aux profits de l’armement. La casse sociale va continuer, plus dure encore, jusqu’à la fin du mandat. Le budget 2026 l’illustre déjà : entre le gel des pensions, les attaques sur la Santé, les suppressions de postes dans le public, les prestations en baisse, les impôts en hausse, le reste à charge qui augmente… On est autour de 7 milliards de pertes pour la majorité de la population, qui subit déjà l’inflation de plein fouet !
Et les capitalistes préparent pire encore : la réduction des aides pour les retraités, le durcissement (encore !) de l’assurance chômage, de nouvelles coupes dans la fonction publique et, pour finir le mandat comme il a commencé, des attaques sur les APL. Tout ça pour ne pas toucher aux dividendes des actionnaires, qui ont récupéré 107,5 milliards d’euros en 2025, alors que les profits du CAC 40 sont en baisse de 30 % !
Nous non plus, nous ne devons pas nous arrêter là : il reste un an pour leur faire payer leurs attaques, pour imposer nos revendications : des emplois et des salaires décents pour toutes et tous, de vrais services publics et la fin de la guerre.
Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026), par Vincent
