Pour lutter contre les attaques de Macron et des capitalistes : Construisons une grève interprofessionnelle !

Le budget d’austérité de Macron-Lecornu est passé sans la moindre résistance des directions syndicales et les licenciements et fermetures de sites continuent dans le secteur privé. Les conditions de travail et de vie se dégradent de jour en jour pour les travailleurs et la flambée des prix du gaz et du pétrole en rajoute fortement. Et tout cela dans un contexte de guerre, de propagande raciste, de violence policière, de propagande contre LFI, de management agressif dans le public et le privé avec une répression contre les syndicalistes combatifs alors que l’accumulation des richesses indécentes par les capitalistes s’accroît.

Construisons des luttes collectives et déterminées !

On pourrait avoir l’impression que c’est très difficile de résister à tout cela. En effet, ce n’est pas facile, mais cette politique de Macron et des capitalistes n’est pas une fatalité. Le meilleur et le seul moyen que nous avons pour s’opposer à cette politique en faveur des grands groupes capitalistes et des actionnaires, c’est la construction de luttes collectives et déterminées dans tous les secteurs.

La colère des travailleurs et une certaine combativité sont toujours bien là et par endroits les travailleurs se mettent en lutte pour des meilleures conditions de travail, contre les suppressions de postes et les licenciements, pour une augmentation des salaires : dans l’industrie (Eurocast, Eurenco…), à la Poste (Rennes), dans la Santé (urgences Nantes, Ussel, clinique Keraudren…), les transports (bus Strasbourg juste avant le 2nd tour, Tango Nîmes…), la fonction publique territoriale (animateurs Rueil, Échirolles…), le tertiaire (Leboncoin, salles d’escalade en IDF…).

Dans les services publics, les conséquences désastreuses du budget d’austérité deviennent concrètes avec des milliers de suppressions de postes et les grèves locales ou nationales commencent à se construire comme dans l’Éducation nationale.

C’est le moment d’y aller !

Le gouvernement Macron-Lecornu est affaibli et n’a plus que la bourgeoisie et ses défenseurs comme base sociale. C’est le moment d’y aller et d’arracher par nos grèves des augmentations de salaire, la baisse et le blocage des prix, des moyens pour les services publics, de l’embauche et des meilleures conditions de travail…

Le potentiel pour une lutte de masse existe. L’intervention consciente des syndicalistes combatifs peut aider à la construction des grèves (voir article Éducation), à batailler dans les syndicats pour une approche combative et à exiger des directions syndicales qu’elles appellent enfin à une mobilisation interprofessionnelle déterminée du public et du privé, en incluant les jeunes en lutte contre la casse de l’Université et de l’Éducation.

Il faut construire des grèves solides dans tous les secteurs et batailler en même temps pour un plan de mobilisation avec une journée de grève interprofessionnelle massive comme premier pas vers un véritable mouvement de grève contre Macron et les capitalistes.

Discutons dans nos lieux de travail, dans nos syndicats de cette approche, de nos revendications vitales et de la nécessité de dégager Macron et ses gouvernements et tout le système capitaliste avec !

Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026)