À force de faire la politique des capitalistes, la « gauche » traditionnelle en déclin

Les municipales ont démontré encore une fois l’effondrement des partis de la gauche traditionnelle. En 2008, le PS présentait 850 listes aux municipales, pour finir aujourd’hui à seulement 95 listes. Dans les grandes villes ils se sont souvent cachés derrière des listes « d’union de la gauche et des écologistes » tant la colère contre ces partis est grande. Dans les métropoles comme au niveau national, le PS accompagne l’austérité budgétaire appuyé par le PCF et les écolos, et mène des politiques anti-ouvrières en supprimant des postes, privatisant des terrains, etc. au lieu de les combattre, sous prétexte du moins pire.

Des gestionnaires loyaux du système capitaliste

Ils ne font que flinguer Mélenchon et la FI, les accusant d’être antisémites ou de « bordéliser » la société, à l’inverse d’eux qui seraient la « gauche responsable ». Faut-il rappeler que cette « gauche responsable » a été tout aussi anti-ouvrière que la droite une fois au pouvoir, pavant la voie au RN, en se couchant devant les capitalistes et en menant leurs politiques ?

Aujourd’hui, une partie de cette « gauche » ne cesse de parler « d’union » pour battre l’extrême droite, cherchant à ranger les travailleurs derrière le gouvernement et éviter qu’ils s’organisent avec un programme indépendant des politiques capitalistes, mais c’est leur politique antisociale qui a fait progresser le RN pendant le mandat de Mitterrand, Jospin et puis Hollande, en accompagnant des institutions ultra-capitalistes comme l’Union Européenne, et en soutenant les discours va-t-en-guerre et militaristes comme le font si bien Hollande, Glucksmann et Tondelier.

Il n’y a rien à attendre pour les travailleurs de ces partis et de leurs directions !

Face à leur soi-disant « union de la gauche », il nous faut une force politique indépendante !

Ce n’est pas l’union avec cette « gauche » qui nous permettra d’en finir avec les politiques antisociales, racistes et réactionnaires ni de bloquer le RN. Systématiquement, les alliances de type NUPES et NFP montrent qu’elles sont incapables de renforcer notre camp. Pire, cela nous empêche de développer un programme de rupture avec le système capitaliste et de construire une alternative réellement socialiste pour se contenter de quelques mesures que ces politiciens abandonneront une fois au pouvoir, comme nous l’avons vu avec les votes du PS !

Pour vraiment ranger ces politiques dans les archives de l’histoire, il faut se battre pour la construction d’un authentique parti des travailleurs de masse pour le socialisme.

Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026), par Léon R.