
Les 8 et 9 mai prochains, la Gauche Révolutionnaire tiendra sa conférence nationale. Ce rendez-vous est un moment central pour préparer l’année à venir. Nous vivons dans un monde multipolaire extrêmement instable, marqué par des conflits et des guerres impérialistes. La crise du capitalisme s’approfondit, et avec elle les attaques contre les travailleurs, les jeunes et l’ensemble des classes populaires.
En France, Macron et son (ses) gouvernement(s), pour qui c’est la dernière année, poursuivent leur offensive. Leur politique alimente la colère sociale et ouvre un boulevard à l’extrême droite, qui prospère bien souvent électoralement sur le désespoir et les divisions. Face à cela, la résistance existe : mobilisations massives contre la réforme des retraites, grèves dans l’éducation, la santé, les transports, luttes locales contre les fermetures et les licenciements.
La France insoumise joue aujourd’hui un rôle important dans l’opposition politique au macronisme, en portant une voix combative à l’Assemblée. Cela donne du courage pour résister au capitalisme et au racisme parmi une partie de la population, des syndicalistes combatifs, des travailleurs et des jeunes issus des quartiers populaires. C’est dans ce sens que la GR participe là où c’est possible à LFI tout en construisant en priorité notre organisation marxiste internationaliste.
Un facteur essentiel fait défaut partout dans le monde depuis une trentaine d’années : l’existence de partis de masse de la classe ouvrière. En France aussi, il manque un outil politique, structuré, démocratique et réellement ancré dans les luttes, capable de rassembler largement les travailleurs et la jeunesse autour d’un programme de rupture avec le capitalisme et pour le socialisme.
Dans les syndicats, la pression monte, ça et là, pour des actions plus fortes. Les grèves montrent un potentiel énorme, mais les directions nationales refusent d’engager un bras de fer frontal avec Macron et les capitalistes. La Gauche Révolutionnaire discutera lors de son AG de la nécessité de construire une opposition syndicale combative, de soutenir les grévistes, de renforcer les réseaux militants et de pousser pour une stratégie unifiée de lutte.
Ce sera l’occasion de renforcer notre organisation, de développer nos équipes localement et de préparer la nouvelle période. Les jeunes, en première ligne contre la précarité, les violences policières, l’extrême droite et la lutte pour l’environnement, joueront un rôle essentiel dans cette construction.
Plus que jamais, il est urgent de bâtir une alternative socialiste claire, capable d’unifier les travailleurs, les jeunes et tous ceux qui refusent la barbarie capitaliste. L’AG de mai doit être un tremplin pour amplifier nos forces, affûter nos outils et préparer les combats décisifs qui s’annoncent.
Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026)
