La crise capitaliste amène les classes dominantes à faire des politiques de plus en plus dures contre les travailleurs et la jeunesse. Macron poursuit sur la même voie : destruction des services publics et introduction du privé partout, attaques incessantes sur nos acquis comme la retraite ou la Sécurité sociale, lois sécuritaires et racistes pour contenir et détourner la colère sociale…
Ces politiques pourrissent nos vies ! Des luttes massives comme les grèves contre la casse des retraites ont essayé de les stopper mais nous ne sommes pas assez forts politiquement face aux capitalistes. Nous avons besoin d’un parti et d’un programme pour nous unir.

Il manque un parti qui unisse notre classe sociale
Le capitalisme repose sur l’exploitation et la division en classes sociales. D’une part la bourgeoisie, très minoritaire, qui possède une grande partie des richesses et les moyens de production ; d’autre part, la classe ouvrière, les travailleurs, que les capitalistes exploitent pour faire des profits. Ces deux classes principales ont des intérêts opposés. Le capitalisme ne garantit que la dictature des profits d’une minorité de capitalistes. On le voit chaque jour pourrir sous nos yeux avec ses guerres, ses massacres, les oppressions qu’il engendre.
Le problème est qu’aujourd’hui, la classe ouvrière manque d’un outil politique pour défrendre ses intérêts. Les partis historiques qui défendaient les travailleurs se sont complètement adaptés au capitalisme et l’accompagnent, en soutenant les politiques de casse sociale pour faire payer sa crise aux travailleurs.
Par son rapprochement avec Lecornu et ses prises de positions durant les municipales, le PS a illustré une nouvelle fois le fait qu’il a totalement abandonné les travailleurs pour servir les capitalistes. Et la direction du PC choisit d’isoler LFI et de rester à la botte du PS, trahissant les intérêts de la majorité de la population. Mais sans alternative de notre camp, ils pourront continuer.
Nous avons besoin d’un parti pour nous organiser : nous, les jeunes et les travailleurs. Un parti qui milite contre le capitalisme et ses différents représentants avec un programme pour nationaliser les principaux secteurs économiques : énergie, transport, santé… pour que ce soient les travailleurs et la population qui décident de ce qui est produit et comment, pas les capitalistes. Un parti qui met en avant les intérêts communs à tous les travailleurs, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, leur genre… et qui lutte contre les discriminations et contre la guerre. Un parti qui encourage les luttes et les débats en son sein, avec la perspective du socialisme.
La création d’un tel parti répond à un réel besoin. Il pourrait rassembler les travailleurs inorganisés et tous ceux qui luttent déjà contre les ravages du capitalisme : des militants politiques, syndicalistes, associatifs, jeunes et moins jeunes… Un tel outil nous renforcera dans la lutte contre les capitalistes et leur système pourri.
Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026), par Rachel
