L’impérialisme américain en déclin, US is going home !

La réélection de Trump en 2024 a accéléré le déclin de l’impérialisme US. Les structures de cette hyper-puissance subissent un affaiblissement majeur – même si elle reste agressive.

L’impérialisme, c’est avant tout l’exportation de capitaux, comme l’a analysé Lénine (voir aussi notre article ici). Or, les mesures protectionnistes (« Inflation Reduction Act ») et de guerre économique avec l’Asie provoquent une augmentation des investissements vers les US et les pays jugés sûrs. Les multinationales privilégient la sécurité de leurs approvisionnements, tandis que les capitaux des BRICS+ inondent le monde néo-colonial.

Le premier but de la Coupe du monde : travailleurs 1 – capitalistes 0 !
La crise économique qui accompagne le déclin de l’impérialisme US frappe durement les travailleurs aux US mais ils ne se laissent pas faire. Ici, les 2000 travailleurs du stade du mondial de foot à LA ont construit un syndicat UNITE HERE Local 11 et, menaçant d’une grève à l’ouverture du mondial, ont gagné 40% d’augmentation de salaire , des contrats de travail pour tous (beaucoup de travailleurs immigrés n’en avaient pas) pour se protéger de l’ICE… Il y a de plus en plus de grèves aux US à mesure que la colère contre Trump et la crise économique augmente.

Endettement et effritement du billet vert

L’endettement net des US vis-à-vis du reste du monde a plongé à -21 870milliards $ fin 2025. Devenus premier récepteur mondial d’Investissements Directs à l’Étranger, ils aspirent l’épargne mondiale pour financer leur industrie, la course à l’IA et leurs déficits.

Le dollar s’érode. Pour contrer le risque de sanctions, des pays réduisent la part du billet vert dans leurs réserves (sous les 57 %) au profit de l’or et de devises locales. Le « pétrodollar » se fissure : Chine et Inde paient en partie leur énergie en yuans ou roupies.

Cela fragilise la dette publique US, qui atteindra 40 000 milliards de dollards fin 2026 (123 % du PIB). La charge des intérêts dépasse 1 000 milliards par an, rivalisant avec la Défense. À terme, la baisse du dollar menacera le pouvoir d’achat de la population.

L’impérialisme américain reste féroce et destructeur, mais il est en transition défensive. Bloqué par sa dette et concurrencé par les BRICS, Washington doit partager ses zones d’influence.

Comme avant 1914, les tensions s’intensifient et les conflits se multiplient. Trente-cinq ans après le mirage de la « fin de l’histoire », la barbarie progresse. Pour les travailleurs, il est urgent de s’organiser de manière indépendante et de forger un parti international pour assurer son propre avenir libéré du capitalisme.

Article paru dans L’Égalité n°235, par Yann Venier