Quelle merveilleuse histoire de solidarité nationale. On connaissait le « barrage républicain », cette ritournelle usée jusqu’à la corde qu’on ressort à chaque élection pour faire élire la droite et le PS. Voici désormais venu le temps du « prêt républicain », gracieusement garanti par nos impôts.
Ainsi, avec l’assentiment du Premier ministre, l’État s’apprêterait à servir de caution bancaire au Rassemblement national pour 2027. Le gouvernement se propose donc de socialiser le risque financier d’un parti récemment condamné pour détournement de fonds publics. Un comble ! La rigueur budgétaire pour les services publics, mais le « chèque en blanc » pour la pseudo-opposition sur-mesure, certainement pour remercier ce parti bourgeois pour les nombreux services rendus au cours de cette mandature.
Après avoir banalisé les thèmes de l’extrême droite, le pouvoir boucle la boucle en lui ouvrant la garantie des caisses de l’État. On explique à la population (hormis aux riches) qu’il n’y a plus un centime pour les hôpitaux, les écoles ou pour acheter des Canadairs, mais dès qu’il s’agit d’assumer les risques financiers de Marine Le Pen, le guichet de Bercy s’ouvre magiquement.
Finalement, le fameux « front républicain » ne s’est pas effondré : il s’est juste transformé en produit financier à risque garanti par le contribuable au profit du RN, et bien sûr au détriment de la LFI. La bourgeoisie sait qui sont ses alliés et serviteurs.
