La Gauche révolutionnaire apporte son soutien total à la grève des cheminotes et cheminots du 10 juin 2026 !

Solidarité avec les cheminots, pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail et pour la défense du rail public !
Nous soutenons pleinement les exigences immédiates des travailleurs du rail, qui subissent de plein fouet une inflation asphyxiante (+2,5% avec une envolée des prix de l’énergie et de la consommation). Face au déni indécent du patronat ferroviaire et de la direction qui osent prétendre qu’il n’y a « pas de problème de pouvoir d’achat », les cheminots ont raison d’exiger :
- Une augmentation générale des salaires et la revalorisation des primes de travail.
- La réévaluation de l’indemnité de résidence face à la crise du logement.
- L’octroi d’un véritable 13ème mois pour tous, statutaires comme contractuels.
Cette crise du pouvoir d’achat s’accompagne d’une dégradation dramatique des conditions de travail. Les collectifs sont brisés par une course effrénée à la productivité. Le quotidien est rythmé par les postes non tenus, les congés refusés, la suppression des fonctions support (448 emplois liquidés en 2025) et une baisse programmée de 17% des embauches budgétisées pour 2026. Le GPU exclut même les femmes, avec un taux de féminisation en recul. Ce manque criant d’effectifs génère un malaise profond (suicides, arrêts pour anxiété).
Pendant ce temps, le groupe SNCF engrange le chiffre record de 1,8 milliard d’euros de bénéfices nets en 2025. Cet argent doit aller aux outils, aux salaires et aux embauches, et non aux miettes de l’intéressement ou aux exigences de l’Union Européenne et du gouvernement Macron qui imposent la mise en concurrence et la privatisation par filiales d’ici 2027.
Urgence de la résistance en cette dernière année pour Macron
Cette bataille se déroule dans un moment charnière : la dernière année du mandat d’Emmanuel Macron. Son gouvernement et sa politique ultra-libérale ne bénéficient d’aucun soutien large dans le pays. Pourtant, cette clique macroniste et la minorité présidentielle continuent de détruire nos acquis. Pourquoi ? Parce qu’ils profitent de l’absence d’une résistance généralisée, coordonnée et unifiée à l’échelle nationale. Tant que nos luttes resteront fractionnées secteur par secteur, la bourgeoisie aura les mains libres pour achever son œuvre de démantèlement. Nous ne pouvons pas attendre 2027 et un nouveau président, car Macron va continuer de nous attaquer tous azimuts !
L’attaque contre le rail public fait directement écho à l’offensive généralisée contre l’ensemble des services publics et secteurs subventionnés :
- Dans l’Éducation nationale comme dans l’Action Sociale et le secteur du handicap, de la protection de l’enfance et de l’insertion, etc. les budgets sont étranglés. Les établissements manquent cruellement de personnels, les carrières sont bloquées et les qualifications sont méprisées, à tel point que la hausse mécanique du SMIC au 1er juin 2026 (+2,41% à 1 867,02 € brut) rattrape ou dépasse désormais les minima des conventions collectives (66, 51, 65) .
- À l’hôpital public, la situation est encore plus alarmante. Le manque de personnel organisé et les coupes budgétaires drastiques asphyxient les structures de soin, provoquant un démantèlement délibéré au profit de la privatisation et du secteur lucratif.
Partout, la logique reste identique : dégrader pour privatiser, maltraiter les personnels pour enrichir les intérêts privés.
Lutter toutes et tous ensemble pour en finir avec la politique du capital et de la bourgeoisie
Face à un projet de classe global, la réponse doit être globale. Nous ne gagnerons pas séparés – même pas des miettes. Le 10 juin doit être un premier pas. Les assemblées générales doivent se multiplier pour discuter des suites et engager un mouvement puissant, généralisé et de longue durée dès la rentrée de septembre
Nous affirmons la nécessité absolue de converger et de lutter tous ensemble — cheminots, hospitaliers, enseignants, travailleuses et travailleurs du secteur social, du public et du privé. C’est par la grève, le blocage de leurs profits et l’unité des de notre classe sociale, que nous construirons le rapport de force nécessaire pour stopper Macron, ses donneurs d’ordres capitalistes, et en finir définitivement avec toutes les politiques menées au service exclusif de la bourgeoisie.
