Les grands groupes agro-industriels ont de plus en plus la mainmise sur les ressources. Ils sacrifient la santé des populations sur l’autel du profit.
Pour preuve, les innombrables scandales sanitaires. En mars dernier, une étude de l’Anses révélait que les Français sont surexposés au cadmium, un métal toxique issu des engrais phosphatés, un cancérigène avéré, présent dans les sols et, surtout, dans l’alimentation. Bien que ses effets nocifs soient connus depuis longtemps, le gouvernement rechigne à prendre des mesures franches car l’impact économique pour les multinationales agro-industrielles lui importe plus que la santé de millions de gens (travailleurs agricoles et consommateurs). Et il en est de même pour les PFAS (substances chimiques très persistantes) présents dans les produits du quotidien, l’amiante ou le chlordécone…
On ne peut pas compter sur les politiques réformistes et les entreprises, même celles qui se disent vertes, pour assainir notre environnement. Il faut un contrôle sur tout ce que nous produisons, par ceux qui travaillent dans les usines, dans les fermes, en lien avec les consommateurs et les populations environnantes. Et pour cela, il faut exproprier les capitalistes notamment dans la grande distribution pour instaurer une planification et un contrôle ouvrier démocratique pour faire face aux enjeux sanitaires et climatiques.
Cela entraînera une refonte du système agricole pour permettre à tous les travailleurs du monde paysan d’avoir des conditions de vie dignes, ainsi libérés du joug des grands groupes agro-industriels qui leur achètent leur production une misère (quand ce n’est pas à perte !). Et ils ne se ruineront plus la santé à grands coups de pesticides car il n’y aura pas de production agricole non bio.
En résumé, il n’y a qu’avec un contrôle ouvrier total, sur les moyens de production mais aussi sur la recherche, que l’on pourra produire des produits sains et abordables, et réellement agir pour sauvegarder l’environnement et la viabilité de la terre.
Article publié dans L’Égalité n°235
