Nucléaire et capitalisme : une bombe !

La sécurité nucléaire à court, moyen et long terme ne peut être conditionnée à des objectifs de profits financiers. Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011) en sont de sinistres illustrations.

Dans l’économie capitaliste, la sécurité est un coût, l’information des populations un risque de révolte, l’exploitation des travailleurs rentable ; d’où les privatisations et le développement de la sous-traitance !

Et dans la course des multinationales pour une suprématie énergétique, les États sont leurs complices : les seuils de pollution sont fixés par les États eux-mêmes ! Selon un rapport de la CRIIRAD (Commission indépendante sur la radioactivité) en 2024 et alors même que l’eau est un enjeu majeur pour l’agriculture, les rejets liquides de tritium, une substance ionisante qui pénètre les tissus organiques, ont été de près d’un million de milliards de becquerels déclarés par EDF.

De plus, dans le contexte du réchauffement climatique, les seuils de température des rejets liquides (50 m3/s par réacteur) sont revus à la hausse, entraînant une pollution thermique des eaux et la destruction des écosystèmes.

Eaux réchauffées, terres polluées, atmosphère saturée (vapeurs et gaz rares), travailleuses et travailleurs surexploités, nous souffrons tous les jours des conséquences.

Une production énergétique qui respecte l’environnement et répond aux besoin des Hommes sera sous le socialisme, avec une énergie 100 % renouvelables et le moins polluant possible scientifiquement, décidée, planifiée et gérée démocratiquement par les travailleurs et la population.

Par Chris.07

Article publié dans L’Égalité n°235