Sauvons notre planète du capitalisme

Canicules, inondations, sécheresses, pollutions nombreuses… rien n’est fait par les gouvernements ni anticipé pour protéger la population et s’adapter au changement climatique. Qu’importe l’augmentation des cancers et l’effondrement de la biodiversité dont nous sommes dépendants, les profits avant tout, et en double puisque les mêmes multinationales qui polluent nous vendent à prix fort les traitements !

Un data center au Texas. L’ensemble des DC texans ont consommé 185 milliards de litres d’eau en 2025 ! Sur la commune de Fouju (village de 600 habitants dans le 77) est prévu le plus grand projet de datacenter d’Europe financé par les Émirats et les États-Unis pour un total de 50 milliards d’euros. Il devrait détruire l’équivalent de 125 terrains de foot de terres agricoles et consommerait la production entière d’une centrale nucléaire avec un dégagement de chaleur non capté équivalent à 200 000 logements et une hausse de 2°C à proximité ! Le système réfrigérant choisi rejettera 15 tonnes de PFAS par an. C’est sans parler des nuisances sonores, du trafic routier perturbé et de la biodiversité locale menacée. L’enquête du projet a été bâclée en un mois sans réunion publique. Plusieurs organisations comme France Nature Environnement, la Confédération paysanne, Val béton et LFI ont déjà commencé à informer pour lutter contre ce projet. Organisons la lutte !

Un seul responsable : le mode de production capitaliste

Face au réchauffement climatique et aux multiples pollutions, en plus du déni de l’extrême droite, les capitalistes et l’État veulent nous rendre responsables individuellement. Mais ce sont les multinationales et les plus riches qui polluent le plus et en particulier avec le transport de marchandises : à eux de payer !

C’est le mode de production capitaliste le problème. Et ce n’est pas simplement qu’on produirait trop. Le profit se réalise en exploitant notre force de travail par du travail non payé, mais aussi en extrayant les matières premières de la nature. Et pour faire plus de profits les capitalistes utilisent toujours les méthodes plus polluantes car moins coûteuses, que cela soit pour l’extraction des matières, la production de marchandises ou les rejets de l’industrie. Alors qu’on a les moyens techniques de ne plus polluer depuis longtemps !

Toutes les technologies non-émettrices de gaz à effet de serre sont aussi polluantes comme la production de batteries lithium ou les panneaux solaires qui sont enfouis sous terre en fin de vie alors qu’on pourrait les recycler à 90 %. Il n’y a aucune planification du circuit des marchandises. Pire avec l’IA qui est sensée rapporter à terme des gains de productivité aux capitalistes, cette nouvelle technologie avec les data-centers pompe toute l’eau et l’électricité disponible, réchauffe l’atmosphère et rejette des PFAS.

L’UE vient aussi d’autoriser de nouveaux OGM, les «NGT» (Nouvelles techniques génomiques) qui vont servir à privatiser le vivant en mettant des brevets sur les semences. Chaque nouvelle technologie laissée aux mains des capitalistes exploite encore un peu plus notre travail et la nature.

Comment lutter contre le réchauffement climatique et le capitalisme ?

En 2015, sous la pression de grosses mobilisations, 157 États s’étaient mis d’accord sur les accords de Paris qui prétendait limiter les gaz à effet de serre et l’augmentation de la température globale à + 1,5°C d’ici 2100. Quelque années après, seuls 16 pays ont appliqué l’accord et aucun dans l’UE !

À l’époque, une bonne partie de la jeunesse se mobilisait pour « sauver » la planète et il y avait une politisation sur ces sujets, mais déviée vers les illusions réformistes des institutions internationales capitalistes qui n’ont évidemment rien fait d’efficace.

Depuis, de nombreuses luttes contre les « projets inutiles » font le lien avec le capitalisme, comme le fait les Soulèvements de la terre. Il y a une participation accrue des syndicats mais encore trop timide.

Face à la répression très forte de l’État, assimilant les militants à des terroristes, il y a une tendance à mener des actions spectaculaires et souvent symboliques avec peu de militants. Même si les actions peuvent être utiles, elles se limitent souvent à la dénonciation. Il faut aussi trouver le chemin de la lutte de masse sur ce sujet, qui doit être pris en charge par la classe ouvrière et ses organisations.

Depuis 2015, les choix environnementaux des entreprises sont une compétence de consultation des CSE. Dans les faits, très peu d’entreprises mettent à disposition les données et ce n’est pas une bataille syndicale. Pourtant, c’est nous qui sommes au cœur de la production, qui devrions décider quoi produire, pour quels besoins et de quelle façon pour l’environnement et nos conditions de travail et notre santé.

Pour un environnement vivable, il faut une économie planifiée sous le contrôle des travailleurs

La production capitaliste est là pour accumuler du capital et non répondre aux besoins et aux exigences écologiques, il faut donc en finir avec le capitalisme. Il faut des monopoles de service public de transport, du recyclage, d’eau, d’énergie… permettant l’accès à chacun, gratuitement ou au moindre coût et la réduction des pollutions et du gâchis avec une planification démocratique de la production.

Les travailleurs n’ont que très peu leur mot à dire dans les entreprises sur la façon de produire, ou dans leur ville/région sur les choix faits pour la transition écologique. Ce ne sera vraiment le cas qu’avec une réelle démocratie ouvrière à l’intérieur comme à l’extérieur des entreprises qui planifie l’économie en fonction des besoins. Il faut donc retirer le pouvoir des capitalistes en expropriant les grands groupes et les placer sous notre contrôle.

C’est la société socialiste pour laquelle nous nous battons !

Article publié dans L’Égalité n°235