France Travail : chômage en hausse, budgets en baisse

Le budget 2026 adopté par le 49.3 impose une baisse de 1,6 % des subventions de l’État à France Travail. Plus de 7,4 millions de personnes y étaient inscrites en mai 2026, tandis que la loi « Plein emploi » impose de nouvelles missions aux agents : accompagnement de nouveaux publics, suivi renforcé, contrôle accru… tout en supprimant 515 équivalents temps plein et près de 1 000 contrats de service civique en 2026.

Toujours plus de dossiers, toujours moins de personnel

Cette politique transforme le métier de conseiller. Le gouvernement multiplie les procédures et confie toujours plus de missions au privé ; le temps consacré à chaque inscrit diminue. Les conditions de travail se dégradent en même temps que la qualité du suivi. Les « prestations d’accompagnement » représentent aujourd’hui un marché de plusieurs centaines de millions d’euros par an, financé par l’argent public !

Plus de dossiers à traiter, plus de contrôles, un suivi sous pression : c’est aussi un moyen de pousser les travailleurs privés d’emploi à accepter des emplois dégradés. Cette pression exercée sur les chômeurs permet au patronat de tirer les salaires et les conditions de travail vers le bas. Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement poursuit la casse de l’assurance chômage : au 1er juillet 2026, les allocations n’ont pas été revalorisées, une première depuis dix ans.

Assez de ces politiques d’austérité ! Pas de chantage à l’emploi ! Des embauches à France Travail, un travail pour tous avec un salaire décent !

Article paru dans L’Égalité n°235

Par Vincent

Par Vincent