Les salaires de misère, nos emplois supprimés, courses et essence hors de prix … en 6 mois, les gros capitalistes ont fait 73 milliards de profits sur notre dos. Ils peuvent dire merci à Macron ! Unissons-nous contre cette politique ! Il Faut une grève toutes et tous ensemble !

Un air de fin de règne pour Macron ! Faible, haï par une majorité de la population, il évite toute sortie publique. Mais ce n’est pas parce qu’il ne se montre pas que ce pourri, et les capitalistes derrière lui, arrêtent l’offensive. Le budget 2027 qu’ils nous préparent a un objectif : porter le plus de coups possibles aux travailleurs et à la population avant les présidentielles.

Canicule et incendies… chaque événement est « géré » avec une nullité affligeante. Les services publics craquent, la société toute entière est privée de ses moyens de réagir et de fonctionner collectivement. C’était le mandat de Macron : une véritable contre-révolution sociale.

Sans compter que le coût de la vie explose. Un plein d’essence coûte quasi deux jours de salaire ! Les prix ont augmenté en moyenne de 23 % depuis l’arrivée de Macron. C’est ce qui permet à Total (qui paie 0 € d’impôts en France !) de faire un bénéfice net de 11,2 milliards juste pour les 6 premiers mois de 2026 !

Les capitalistes français essaient de faire un maximum de profits avant que le pire de la crise économique mondiale n’arrive. Pour ça, ils baissent les salaires « quoi qu’il nous en coûte ». Et les plans de licenciements pleuvent, le chômage augmente, notamment celui des jeunes. Et les partis politiques pro-capitalistes arrivent en disant que le seul problème, ce sont « les taxes », le RN en premier. Mais prendre l’argent là où il est – dans les caisses des multinationales – houlà, hors de question ! Dans la lutte des classes, leur camp est clairement celui des capitalistes.

La révolte gronde

La colère commence à ressortir. Plusieurs mobilisations ont lieu dès septembre : le 15 septembre, les étudiants et les électriciens-gaziers, puis les manifs contre la loi « permis de tuer » le 20, les marches climat le 26… Et des appels à se mobiliser massivement pour la baisse des prix du carburant se multiplient pour le 17 octobre.

Le mardi 29 septembre, les travailleurs de la fonction publique seront en grève et rejoindront la grève des pompiers qui aura commencé trois jours plus tôt. On le sait : dans plein de boîtes, les augmentations sont à 0, les primes annulées. On doit se battre rien que pour pouvoir faire notre boulot à peu près correctement, pareil dans le secteur public. Nous luttons pour que les travailleurs du privé aussi puissent se mettre en grève ensemble. C’est bien ça qui sera décisif contre les capitalistes et leur gouvernement.

  • Pour la baisse massive des prix et leur blocage !
  • Carburant à 1 € / litre pas plus !
  • Augmentation des salaires (au moins) autant que les prix et indexation sur le coût de la vie !
  • Abolition de la TVA et de toutes les taxes injustes, c’est les riches qu’il faut imposer !
  • Récupérons les milliards de profits et les 211 milliards par an d’argent public donné aux capitalistes, ils doivent aller aux salaires et aux services publics !

Ces revendications sont un minimum pour vivre. Mais c’est déjà bien plus que ce que le capitalisme en crise est prêt à lâcher.

Il est largement temps et le potentiel est là !

C’est par une lutte toutes et tous ensemble, une grève dans tous les secteurs de l’économie, qu’on fera plier les capitalistes. Certainement pas en prétendant pouvoir « négocier » quoi que ce soit avec ce pouvoir fébrile. Et c’est ça que les directions de nos syndicats devraient construire dès maintenant. Il faut un plan pour monter en puissance, par exemple avec un appel à deux ou trois jours de grève consécutifs massifs, dans le public comme dans le privé, avant la journée de lutte du 17 octobre !

Cette colère se traduit aussi politiquement. Et c’est aussi pour ça que la campagne de Mélenchon a autant d’écho. À toutes les forces pro-capitalistes, elle oppose un programme radical qui est aujourd’hui un point d’appui pour rassembler notre camp, mais aussi pour débattre de quelle politique et de quel système est nécessaire. Un débat auquel nous participons avec entrain. Pas seulement dans la campagne, mais aussi dans les luttes actuelles et à venir.

Le capitalisme ne peut pas être réformé. Et seule la classe des travailleurs peut mettre fin à l’exploitation qui fait le profit de la classe capitaliste. Toute l’année, la Gauche Révolutionnaire va construire les luttes des travailleurs et de la jeunesse, et mener une campagne de soutien critique à Mélenchon en défendant le socialisme comme futur pour l’humanité et notre planète.

C’est le moment de nous rejoindre !

Editorial de notre journal L’Égalité n°236