Avec 593 élus LFI dans les conseils municipaux en 2026, sans compter les dizaines d’autres élus combatifs, du NPA au PC, une opportunité politique concrète s’ouvre pour transformer la colère sociale en rapport de force face à Macron et aux capitalistes.

Les conseils municipaux comme tribunes
Chaque élu peut devenir un relais, une caisse de résonance, un outil au service des luttes. Là où les majorités municipales tentent d’imposer des coupes budgétaires, il devient possible d’exposer publiquement ces choix, de les contester, et surtout de construire la riposte.
La première tâche est de rendre visibles les décisions, les budgets, les menaces sur les services publics, le logement… et expliquer les intérêts de classe qui sont derrière. Nos élus combatifs doivent utiliser les conseils municipaux comme une tribune pour dénoncer, mais aussi pour transmettre des informations et mobiliser habitants, travailleurs, ou collectifs en lutte.
La deuxième tâche est d’organiser. Les élus ne doivent pas rester enfermés dans les mairies. Ils peuvent impulser des assemblées de quartier, soutenir les mobilisations, créer des liens et susciter le débat politique entre habitants, associations, syndicats de travailleurs… Et relayer localement des luttes politiques : contre le racisme par exemple.
Pour un réseau des élus combatifs !
Enfin, il s’agit de coordonner. Des centaines d’élus qui agissent ensemble peuvent peser. Ce qu’il faudrait, c’est un réseau national d’élu-es contre les coupes budgétaires. Seul dans sa ville, quelle qu’en soit la taille et même si on y a la majorité, on ne peut pas combattre toute une politique, coordonnée depuis Macron jusqu’aux villes. En menant des campagnes communes contre les coupes budgétaires, en synchronisant les mobilisations, ils peuvent contribuer à construire un rapport de force à une échelle large.
L’enjeu est clair : faire des conseils municipaux non pas des lieux de gestion, mais des points d’appui pour combattre les politiques au service des capitalistes. Et ce, qu’elles soient appliquées par la droite ou par les majorités de cette fausse gauche bourgeoise menée par le PS.
À un an de l’élection présidentielle, une telle mobilisation, avec des relais dans tout le pays, peut devenir une force capable de transformer la situation politique. Et pour la transformer en une force pour combattre le système capitaliste tout entier, il faudra nous organiser en parti, jeunes et travailleurs.
Le K.
Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026)
