Ras-le-bol de cette société où un jeune noir peut être insulté à la terrasse d’un café, où une femme portant le voile est sommée de se justifier, de baisser les yeux ou de disparaître de l’espace public. Ces agressions s’inscrivent dans un climat entretenu par les discours réactionnaires et racistes : Le Pen avec son référendum sur le voile, Macron et Retailleau avec leurs lois. Ils cherchent à désigner celles et ceux qui sont arabes, noirs, musulmans comme les responsables de la misère et des mauvaises conditions de vie. Pendant ce temps, les vrais responsables sont tranquilles.
« Il n’y a pas de capitalisme sans racisme », Malcom X

Les uns sont accusés de profiter des aides, les autres d’être responsables de l’insécurité ou de « communautarisme », les profits des grandes entreprises augmentent encore.
Le discours sur le prétendu « racisme anti-blanc » participe de cette volonté de division. Il ne s’agit pas de nier les insultes ou les comportements inacceptables, d’où qu’ils viennent. Mais on ne peut pas mettre sur le même plan des préjugés individuels et le racisme nourri par des contrôles au faciès, des inégalités d’accès à l’emploi et au logement, des discriminations structurelles, ainsi que par les discours et les politiques des gouvernements.
L’objectif est bien précis : empêcher les travailleurs et les jeunes, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau ou leur religion, s’ils en ont une, de se retrouver autour de problèmes communs et de lutter ensemble.
Une lutte collective contre le racisme !
Il faut construire une lutte collective de longue durée : des manifestations, des réunions publiques, des campagnes locales dans les quartiers, les établissements scolaires, les universités et les lieux de travail. Il faut un mouvement de masse contre le racisme et le capitalisme autour de revendications concrètes qui nous unissent largement :
- Des vrais emplois stables et correctement payés pour toutes et tous
- L’arrêt des contrôles au faciès et des violences policières
- Des logements dignes, en nombre suffisant et avec des loyers modérés
- Le développement des services publics partout et surtout dans les quartiers populaires et à la campagne (école, santé, transports et culture)
- La régularisation des sans-papiers et des droits égaux pour toutes et tous.
Ce sont nos conditions matérielles qui nourrissent le racisme et la concurrence entre les travailleurs. Il faut combattre les inégalités qui sont l’essence même du capitalisme.
Face à ceux qui veulent nous diviser, nous devons opposer notre unité. Face aux attaques racistes, nous devons répondre par l’organisation et la solidarité des travailleurs et des jeunes. Face aux reculs sociaux, nous devons construire la mobilisation dans la rue, dans les quartiers, les lieux d’étude et les lieux de travail avec nos syndicats, partis et associations.
Pour une société débarrassée de l’exploitation, du racisme et de toutes les oppressions : une société socialiste !
Article par L.M. paru dans L’Égalité n°236
