Un militant du Comité pour une internationale ouvrière (CWI/CIO) attaqué pour sa défense des droits des travailleurs !

L’entreprise opératrice des piscines de Cologne, Köln-Bäder GmbH — une filiale du fournisseur de services municipaux du conseil de Cologne, Stadtwerke-Köln GmbH — a déposé une motion pour le licenciement extraordinaire (pour faute grave) de Martin Löber, membre du comité d’entreprise. Le motif invoqué pour ce licenciement est une prétendue fraude aux heures de travail.
Article initialement publié sur solidaritaet.info et socialistworld.net le 16 juin 2026
Les experts de ver.di (le syndicat du secteur public) qui ont examiné le dossier ont déclaré que cet incident ne méritait même pas qu’on en discute. Il a déjà été prouvé par des preuves concrètes que plusieurs affirmations avancées pour justifier ce licenciement sont fausses. Il existe une forte suspicion que les motifs de ce licenciement aient été entièrement fabriqués.
Pour Martin, ce licenciement est une nouvelle tentative de son employeur pour se débarrasser de lui. Il a déjà été suspendu à deux reprises lors de conflits précédents. En tant que membre de ver.di, de Die Linke (Le Parti de gauche) et de la Sol (Sozialistische Organisation Solidarität, la section allemande du Comité pour une Internationale Ouvrière – CIO), Martin est un représentant du personnel combatif qui défend les intérêts des travailleurs jusqu’au bout. Martin s’implique non seulement sur son propre lieu de travail, mais participe également à des conflits sociaux dans d’autres entreprises, mettant activement son expérience et sa solidarité à contribution.
Le contexte de cette tentative de licenciement actuelle est une attaque délibérée de la part de la direction de Köln-Bäder qui entend supprimer les pauses payées des travailleurs. Ces pauses payées font partie des conditions de travail chez Köln-Bäder pour une bonne raison : compte tenu des exigences liées à la gestion des bains publics, les employés n’ont souvent pas la possibilité de prendre leurs pauses correctement. Trop souvent, ces « pauses » consistent à devoir avaler un sandwich à la hâte tout en travaillant, ou à organiser un passage aux toilettes en demandant à un collègue d’un autre service de vous remplacer. De vraies pauses sont bien différentes. Martin s’est battu au sein du comité d’entreprise et parmi le personnel pour organiser la résistance contre cette mesure, se transformant ainsi une fois de plus en cible pour la direction.
Solidarité
Dans son communiqué de presse, son syndicat, ver.di, qualifie cette situation de répression syndicale. Au milieu de la frénésie générale de coupes budgétaires de l’offensive néolibérale actuellement en cours en Allemagne, le secteur public abandonne désormais le traditionnel « partenariat social » entre employeurs et employés. Cela démontre que le « partenariat social » ne protège pas le niveau de vie lorsque la classe dirigeante lance une offensive contre celui-ci.
ver.di a réagi rapidement et se tient solidaire de Martin. Il ne s’agit pas seulement de Martin lui-même. L’objectif est ici de faire de lui un exemple pour intimider les autres salarié·e·s. Chez Köln-Bäder, la tentative de se débarrasser de Martin n’est pas le premier cas où des membres combatifs du comité d’entreprise ou des représentants syndicaux jugés importuns par l’entreprise ont été poussés vers la sortie. On sait que cela est déjà arrivé à au moins un représentant syndical et trois membres du comité d’entreprise. Die Linke [parti politique de gauche en Allemagne] a également commencé à organiser le soutien à Martin
Une défense réussie de Martin servirait d’exemple sur la façon de riposter lorsque la classe dirigeante tente de réduire le niveau de vie pour préserver ses profits et financer son effort de réarmement.
Comme l’a écrit Karl Marx dans le Manifeste du parti communiste : « les travailleurs n’ont pas de patrie ». La solidarité ouvrière internationale doit passer les frontières : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
Le CIO appelle tous ses membres et partisans à envoyer des lettres de protestation à Köln-Bäder GmbH ! Cliquez ici pour télécharger le modèle de lettre (format doc) à compléter et envoyer aux adresses info@koelnbaeder.de et jobauer@posteo.de en copie (CC).
Protestation internationale contre la procédure de licenciement de Martin Löber et la suppression des pauses payées
Réunis ce jour, les soussignés [Nom de votre organisation / syndicat / collectif] expriment leur profonde indignation et leur condamnation la plus ferme face à la tentative de licenciement inacceptable visant Martin Löber, salarié de votre entreprise depuis plus de vingt ans, technicien qualifié (Meister für Bäderbetriebe) et membre actif du comité d’entreprise (Betriebsrat).
Les motifs invoqués par la direction de Köln-Bäder GmbH — à savoir une prétendue « fraude aux heures de travail » — apparaissent de toute évidence comme fallacieux, fabriqués de toutes pièces et dénués de tout fondement sérieux, ainsi que l’ont démontré les experts du syndicat de la fonction publique ver.di.
Il est clair pour le mouvement syndical et ouvrier international qu’il s’agit d’une manœuvre grossière chasse aux syndicalistes combatifs. Martin Löber est visé uniquement en raison de son engagement sans faille, en tant que membre de ver.di, de Die Linke et de Sol, pour la défense des droits des travailleurs. Ce licenciement abusif s’inscrit dans une stratégie patronale plus large visant à intimider les représentants du personnel, comme le prouve le fait que plusieurs autres délégués syndicaux et membres du comité d’entreprise ont déjà été poussés vers la sortie par le passé au sein de votre structure.
Le véritable élément déclencheur de cet acharnement est la résistance légitime organisée par Martin Löber contre votre projet inique de supprimer les pauses payées des salariés. Au vu des conditions de travail éprouvantes dans les bains publics gérés par votre entreprise (où les salariés doivent souvent manger sur le pouce ou se faire remplacer à la hâte pour de simples besoins naturels), le maintien de ces pauses payées est une nécessité absolue pour la santé et la sécurité du personnel.
Par cette motion, nous exigeons de la direction de Köln-Bäder GmbH :
- L’arrêt immédiat et inconditionnel de la procédure de licenciement à l’encontre de Martin Löber, l’abandon de toutes les charges infondées retenues contre lui et son maintien dans ses fonctions.
- Le maintien intégral des pauses payées pour l’ensemble des salariés de Köln-Bäder GmbH.
- L’arrêt définitif des pratiques de harcèlement et de répression à l’encontre des représentants syndicaux et des membres du comité d’entreprise.
Nous assurons Martin Löber et l’ensemble des salariés de Köln-Bäder GmbH de notre totale solidarité internationale. Nous suivrons de très près l’évolution de la situation et n’hésiterons pas à relayer ce conflit auprès de nos réseaux respectifs pour amplifier la protestation publique.
Fait à [Votre ville], le [Date actuelle]
Signataire(s) : [Nom de votre organisation, cachet ou signatures]
