
Alors qu’on arrive à la fin des 10 ans de Macron, son gouvernement cherche encore à attaquer les conditions de vie de la jeunesse et des travailleurs. Toute la jeunesse est frappée par cette politique : les lycéens font face à un Parcoursup toujours plus sélectif et à des classes toujours plus blindées car le gouvernement a encore baissé le nombre de profs alors qu’il y a moins d’élèves, et qu’on pourrait réduire le nombre d’élèves par classe à la place. Les étudiants eux font face à Mon Master, qui organise la sélection au lieu d’ouvrir des places, et doivent choisir entre réussir ou survivre au vu des bourses stagnantes, du coût de la vie qui continue de monter et des frais de scolarité qui augmentent (encore plus pour les étudiants hors UE à qui on a multiplié par 10 les frais d’inscription et retiré les APL). Les apprentissages, alternances ou les contrats précaires (intérim, CDD, CDD d’usage…) qui sont rares et très mal payés sont à peu près les seules options pour les jeunes travailleurs dont le chômage a atteint les 21 % cet été.
Défendons notre avenir !
Le gouvernement et Macron comptent protéger les profits des capitalistes en nous faisant payer leur crise. Quand ils parlent du déficit ou de la dette pour justifier la casse de nos lieux d’études ou de nos droits ils ne disent pas que c’est pour financer les immenses cadeaux qu’ils leur font. Leur but c’est que les jeunes acceptent de se faire exploiter le plus possible et que l’éducation ne soit qu’un moyen de former des travailleurs dociles, pas un moyen de s’épanouir.
Les attaques de Macron ne visent pas que les jeunes, les travailleurs de tout âge y font face et entrent en lutte pour résister. Travaillant déjà ou allant travailler à l’avenir il est de notre intérêt d’entrer en lutte à leur côté contre cette politique. Il faut pour ça discuter de revendications qui répondent aux préoccupations des jeunes et des travailleurs comme :
- Baisse et le blocage des prix
- Hausse des salaires et des bourses et leur indexation à l’inflation
- Réduction du temps de travail avec maintien du salaire jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de chômage
- Fin des mesures discriminatoires comme la hausse des frais d’inscription, la suppression des APL pour les étudiants hors UE
- L’expropriation des logements vides en plus de la construction et de la rénovation de logements
- Des services publics de qualité répondant aux besoins avec embauche, notamment dans l’Éducation
- Pour une société socialiste donc démocratique où l’on décidera collectivement de quoi et comment produire afin de répondre aux besoins de tous en plus d’être débarrassée des guerres, des discriminations, du chômage, de la pauvreté…
Article paru dans L’Égalité n°236, par Marie
