Le budget 2026 que propose le gouvernement Macron-Lecornu est une boucherie. Ils veulent faire 43 milliards d’euros de coupes sur notre dos, c’est pire que les autres années ! Ils prévoient une « année blanche » c’est à dire le gel des pensions et des prestations sociales : RSA, Allocation Adulte Handicapée, allocations familiales … alors que le coût de la vie continue d’augmenter.

Services publics sous attaque
Les nouvelles attaques sur les services publics vont mener à de nouvelles dégradations des conditions de vie. Les 5 milliards de coupes sur la Santé vont mener à des suppressions de postes, moins de remboursements de médicaments ou d’actes médicaux, donc un accès au soin encore plus difficile. Le budget 2026 prévoit 4 000 postes supprimés dans l’Éducation, 3 119 fonctionnaires de moins pour les ministères et la sécurité sociale, 515 à France Travail. Tout y passe.
Les collectivités territoriales vont être amputés de 8 milliards d’euros. Les services publics gérés par les villes et même les associations vont plonger dans de graves difficultés financières.
C’est pas à nous de payer !
3 400 milliards de dette et 5 % de déficit public : voilà l’argument des macronistes et de tous les partis pro-capitalistes pour nous attaquer. Ce qu’ils oublient c’est de préciser que cette dette est causée et entretenue par le capitalisme ! Les milliards de subventions aux grandes entreprises suite aux crises économiques, sans jamais de contreparties sociales (2008, Covid, etc.) ont creusés la dette. Aujourd’hui les capitalistes sont tellement en crise qu’ils sont biberonnés à l’argent public.
Et puis la dette, c’est bien pratique ! Plus il y a en a, plus Macron et ceux qui menant une politique pro-capitalistes nous attaquent pour la « rembourser » ! Sans oublier que pour certains capitalistes, la dette est un investissement très profitable. La TVA est devenue une des principales ressources de l’État. Macron a utilisé cet impôt injuste, qui repose majoritairement sur les travailleurs qui n’ont pas le choix de la payer pour vivre, afin de financer toutes les suppressions d’impôts (sur la fortune, la production…) et les exonérations de cotisations des capitalistes. Plus les années passent, moins ils payent d’impôts ! Mécaniquement, avec moins d’argent qui entre, le déficit se creuse et l’État emprunte.
Pour faire tomber ce budget pourri, Marcon, Lecornu et ceux qui font la même politique, il faut une lutte d’ensemble massive et déterminée en portant un programme socialiste. Discutons de revendications sur nos lieux de travail, d’études, dans les quartiers pour exiger :
- zéro suppression de poste, mais embauches massives dans les services publics ;
- des financements pour les services publics à la hauteur des besoins décidés par les travailleurs des services publics en lien avec les habitants ;
- une Sécu Sociale gérée démocratiquement à 100 % par les travailleurs ;
- prenons l’argent sur les 1228 milliards des 50 familles les plus riches ;
- annulation totale de la dette et nationalisation du secteur bancaire et financier et des principaux secteurs de l’économie (énergie, transports, grande distribution …)
Article paru dans l’Égalité n°231, par Yohann Bis
