Pour empêcher les fermetures, la « réindustrialisation » ? [Dossier chômage 5/5]

La bataille contre les licenciement implique que les organisations ouvrières formulent des revendications correctes et luttent pour les obtenir. Or, c’est le contraire que propose la direction du PCF et celle de la CGT dans leur « stratégie » du « dialogue social ». Cette ligne influence les luttes et les limitent à l’objectif d’une reprise par un autre capitaliste en cas de fermeture. En appelant à ce que les capitalistes et l’État fassent des concessions et investissement dans l’industrie, leur mot d’ordre de « réindustrialisation » se résume à défendre la propriété privée des moyens de production et l’exploitation des travailleurs.

Non seulement ça ne défend pas l’emploi mais pire encore cela désarme les travailleurs dans leur possibilité de lutter pour prendre en main leur destin. L’exemple de la papeterie de la Chapelle Darblay, près de Rouen, est criant : la direction de la CGT a cherché pendant 5 ans un repreneur. Elle a finalement soutenu un ultimatum lancé par la multinationale Fibre Excellence pour accélérer la reprise face à l’État au lieu de militer pour une mise sous propriété publique dans le cadre d’un service public du recyclage et sa gestion démocratique des travailleurs.

5eme article de notre dossier consacré au chômage paru dans L’Égalité n°232 (janvier-février 2026), par Marie

Manifestation le 9 septembre 2012, sous la présidence de Hollande, le slogan de « ré-industrialisation » était déjà là…