Non au « permis de tuer », une loi ultra-répressive !

En mars 2023, des policiers membres de la Brav-M avaient été mis en cause pour des propos racistes lors d’une interpellation en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites. © SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Mardi 7 juillet, la loi proposée par les Républicains sur le « permis de tuer » ou présomption de légitime défense, a été adoptée par l’Assemblée nationale, et prouve encore une fois la volonté du gouvernement de réprimer davantage les personnes qui s’opposent à leur politique.

L’usage d’armes est déjà encadré dans la loi (usage proportionné, en situation de danger, etc.) et c’est déjà insuffisant pour empêcher des meurtres ou des violences policières, qui sont en plus souvent racistes. La légalisation de tout tir provenant d’un policier ou gendarme, va causer une montée des violences policières, qui se sont déjà multipliées en France depuis Sarkozy, Hollande et Macron qui ont augmenté la répression.

C’est parce que le capitalisme est aujourd’hui dans une crise profonde que les gouvernements utilisent autant la répression et de moyens de divisions, pour ne pas perdre le contrôle. Cette loi engendrera aussi une répression encore plus massive des ouvriers‑ères dans le cadre de luttes (manifestations, rassemblements, piquets de grève…). L’adoption d’une loi si arbitraire n’est pas un cas particulier, elle s’inscrit dans la politique que mène les gouvernements depuis des décennies : servir les intérêts des capitalistes en s’attaquant toujours plus aux ouvriers‑ères, à la jeunesse, aux retraités, et ce par le biais de l’État. L’État est par nature un outil politique qui sert à maintenir par la force la domination d’une classe sociale sur une autre. Nos dirigeants l’utilisent lui et ses instances telles que la police pour maintenir une économie capitaliste.

Cette loi de « permis de tuer » n’est pas seulement synonyme de répression, elle témoigne aussi de l’affaiblissement de la bourgeoisie et de l’instabilité de notre gouvernement ! Les capitalistes sont menacés : leur économie est en crise, et la population ne leur accorde plus autant de confiance, surtout après les deux quinquennats destructeurs de Macron. En donnant plus de pouvoir aux forces de l’ordre, notre gouvernement tente donc de réaffirmer sa politique en inspirant de la crainte.
Face à cela, à la Gauche révolutionnaire, nous sommes pour des rassemblements et des luttes contre cette loi, – et toutes les lois liberticides et répressives – comme le 20 septembre, mais aussi pour la dissolution des corps purement répressifs tels que la BAC, la BRI et la BRAV-M qui sont particulièrement violents. Et surtout pour des luttes massives des travailleur. ses et de la jeunesse contre les politiques pro-capitalistes de Macron et compagnie, organisées aussi pour faire face à la répression !

Article paru dans L’Égalité n°236, par Nina