Municipales [2/4] Décidons Petit-Quevilly en campagne !

Déjà élue comme conseillère municipale dʼopposition en 2020, Leïla Messaoudi continue de porter la liste « Décidons Petit-Quevilly ». Ville populaire et ouvrière, Petit-Quevilly fait partie des communes les plus pauvres de lʼagglomération rouennaise. Liste populaire et Insoumise, composée en partie de militants de la Gauche Révolutionnaire et de militants insoumis, la majorité des personnes impliquées ne sont pas des militants politiques, mais des habitants qui veulent se battre pour leur ville.

Nous avons lancé notre campagne pour les élections municipales 2026 il y a quelques mois déjà, entre porte-à-porte, distributions, points fixes et réunions publiques pour faciliter les échanges avec les habitants.

Les retours sont excellents, on sent la recherche dʼune alternative qui a du sens et qui se bat pour les habitants de manière concrète. Beaucoup nous identifient grâce à notre présence constante aux rassemblements, aux manifestations et régulièrement au marché de Petit-Quevilly. Nous avons gagné la confiance des habitants par notre engagement sur le long terme.

Détruire sans reconstruire

La tension et la déception sont palpables face à la politique de la maire PS, Charlotte Goujon. La ville compte près de 62 % de logements sociaux, avec un parc dʼimmeubles qui ne cessent dʼêtre démolis sans perspective de reconstruction ni dialogue avec les habitants. Le but est toujours de gentrifier le paysage, et tant pis pour les plus pauvres qui seront repoussés encore plus loin de Rouen et sa rive droite plus bourgeoise. Avec lʼaugmentation des loyers et des charges, on se retrouve avec des logements sociaux qui rivalisent avec les prix du privé. Dans certains immeubles, des locataires emménagent sans même savoir quʼil est voué à la destruction à moyen terme !

Une liste engagée sur le terrain

À chaque fois, Décidons Petit-Quevilly a soutenu les grèves et les rassemblements des fonctionnaires territoriaux qui travaillent pour la ville. Cela a été le cas contre la loi dite des 1607 heures qui vient fragiliser des emplois déjà mal payés. Nous avons également pris position et soutenu les droits des habitants, en intégrant le Collectif unitaire créé à la suite de lʼincendie Lubrizol, usine seveso ; catastrophe majeure. Les habitants se souviennent encore du nuage noir au-dessus de l’agglomération. Aujourd’hui, la plainte contre le propriétaire est encore en cours, alors qu’à chaque conseil municipal, notre élue relance la maire, demandant où en est la procédure. Cette stagnation profite aux capitalistes qui évitent d’assumer leurs responsabilités, et tant pis si ce sont les habitants qui doivent payer les millions d’euros nécessaires au nettoyage du site contaminé.

Il apparaît souvent que nous sommes les seuls à prendre la peine de parler aux habitants. Les conseillers municipaux du Rassemblement National sont aux abonnés absents depuis le début. La maire se targue de passer dans les quartiers, mais n’est jamais là. C’est bien beau de végétaliser une place ou deux, mais qu’en est-il de la qualité de vie des habitants au jour le jour, dans une ville grièvement touchée par le chômage et les revenus sous le seuil de pauvreté ?

Les 15 et 22 mars, votez Décidons Petit-Quevilly avec Leïla Messaoudi !

Deuxième partie de nos articles sur les municipales parus dans L’Égalité n°232 (janvier-février 2026), par Noa M.F.