La suppression de plus de 4 000 postes dans l’éducation, sous couvert de baisse démographique, se fait cruellement sentir. Les classes sont plus chargées et les administratifs, AESH, AED sont toujours moins nombreux. Les conditions de travail des personnels se dégradent. Des enfants, des jeunes se trouvent en échec faute de moyens suffisants. À nouveau, malgré « l’engagement » du Ministre Geffray à faire « tout ce qu’il pouvait », depuis la rentrée, des heures de cours ne sont pas assurées.
Aucun miracle possible vu le manque criant de personnels, surtout quand un « plan de licenciements » déguisé des contractuels est en cours. L’augmentation du nombre d’admis aux concours se fait dans un contexte d’austérité accrue et sans aucune volonté de résorber la précarité galopante. Au lieu d’un plan massif de titularisation de tous les précaires pour compléter le vivier de stagiaires, des académies ont annoncé le non-renouvellement des contractuels, mettant les collègues au chômage.
Pour noircir encore le tableau, la répression anti-syndicale fait rage. Que ce soit à Stains, ou à Marseille, rentrée rime avec sanctions, suspensions, voire licenciement pour au moins 9 enseignants qui ont dénoncé des violences sexuelles, de la discrimination, des locaux dégradés, des températures insoutenables… La journée de grève du 29 septembre sera l’occasion de faire entendre la colère et de s’organiser pour une lutte plus massive !
Article paru dans L’Égalité n°236, par L.C.

