Le capitalisme connaît une profonde crise économique depuis la crise de 2007-08. En l’absence d’une « reprise » solide de la croissance, la période COVID et l’arrivée de Trump 2.0 ont accéléré le pourrissement de la situation. Résultat, l’instabilité est très forte car les capitalistes ne trouvent pas d’issue et pour maintenir un haut niveau de profit, doivent attaquer sans cesse les travailleurs.
Une crise de surproduction mondiale
En 2025, la croissance mondiale ralentit, atteignant son niveau le plus faible depuis 2008. L’Allemagne et le Japon sont en stagnation, et l’Argentine s’enfonce dans une nouvelle récession brutale. Les investissements ralentissent, le commerce mondial se contracte, et des millions de travailleurs sont plongés dans le chômage ou la précarité.
Ce marasme vient d’une contradiction structurelle du capitalisme : produire beaucoup pour faire du profit, sans que la population ait les moyens d’acheter. Donc le système croule sous les marchandises. Résultat : surproduction, invendus, fermetures d’usines et stagnation. Face à cela la classe capitaliste, pour préserver ses intérêts, prépare déjà la suite : austérité, privatisations, guerres, autoritarisme. Les capitalistes n’arrivant plus à faire assez de profits, les gouvernements à leur service doivent les assister en cassant nos conditions de travail et de vie et en leur procurant de nouveaux marchés à la place de services publics (comme la santé, le transport ou l’énergie).
Vers une nouvelle catastrophe financière
Face à cette impasse, les capitalistes fuient la production réelle et spéculent sur les marchés boursiers pour faire gonfler artificiellement les profits.

En 2025, l’ampleur de ces bulles spéculatives atteignent des sommets historiques. L’engouement pour l’intelligence artificielle a fait exploser la valeur de ces sociétés, bien au-delà de leur valeur réelle. La bulle immobilière chinoise est aussi un facteur majeur d’instabilité : chute des investissements, dette élevée, risque de déflation. Cela touche aussi les États-Unis, l’Europe ou l’Australie, où la remontée des taux d’intérêt des prêts impacte les marchés. Aux USA, deux banques régionales ont enregistré des pertes. En Europe les taux aggravent les dettes publiques et privées.
La dette mondiale a explosé : 337 800 milliards de dollars. Ces montants vertigineux sont sans précédents dans le capitalisme ! Les pays néo-coloniaux sont donc de plus en plus mis sous tutelle des institutions capitalistes comme le FMI et la Banque mondiale et sont étranglés par la dette. Tout cela pose un terrain favorable à un nouveau krach boursier.
Luttons pour le socialisme
Cette crise économique ne peut pas être résolue dans le cadre de ce système. Aucune réforme ne tiendra et ne suffira à résoudre durablement la crise. Le capitalisme ne peut exister sans exploiter, sans détruire, sans spéculer. Il faut en finir avec ce système : en expropriant les banques, les grandes entreprises et les secteurs clés de l’économie pour organiser une planification démocratique répondant aux besoins sociaux et non aux profits. Cela implique l’annulation complète des dettes, particulièrement celle des pays néocoloniaux qui permet aux impérialistes de garder leur mainmise sur les marchés et sur les peuples. Rien de tout ça ne pourra venir des gouvernements actuels ni des institutions du capitalisme.
Seul un programme socialiste portée par la classe ouvrière internationale peut mettre fin à ce chaos permanent. Le capitalisme n’a plus d’avenir. Il faut le renverser et construire une autre société : le socialisme.
Par Léon R., article publié dans l’Égalité n°231 (novembre-décembre 2025)
