Liban : La population paie le prixde l’offensive de Netanyahou

La guerre menée par Trump et Netanyahou contre l’Iran a déclenché de nouvelles horreurs à travers le Proche-Orient, en particulier au Liban, vers lequel l’État d’Israël a désormais tourné son attention.

Des soutiens impérialistes d’Israël divisés

Une personne sur cinq, soit plus d’un million de personnes, a été chassée de son foyer. Selon le programme alimentaire mondial des Nations Unies, c’est une « crise humanitaire qui s’aggrave » : 1,24 million de personnes, soit près d’un quart de la population, n’ont plus assez à manger. Plus de 80 % des marchés du sud du Liban ont cessé de fonctionner. Des routes bombardées, des maisons en ruines et des enfants réfugiés dans les écoles : tel est le quotidien de milliers de familles.

Début mai, les forces israéliennes ont mené leur incursion la plus profonde au Liban depuis 26 ans et ont menacé de bombarder la banlieue sud de Beyrouth, provoquant la fuite de milliers de personnes en proie à la panique.

Trump se serait emporté contre Netanyahou au téléphone, le traitant de « putain de fou » et lui ordonnant de mettre fin à l’assaut sur Beyrouth. Mais leur clash n’est pas au sujet de la vie des Libanais. Leur « préoccupation » ne va pas très loin. Il s’agit de pétrole et de profits : l’Iran refuse de rouvrir le détroit d’Ormuz, un goulet d’étranglement pour l’énergie mondiale, sans un cessez-le-feu au Liban, et les marchés ont paniqué alors que les prix du brut de pétrole s’envolaient.

L’hypocrisie est stupéfiante. Macron et le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot font des contorsions au sujet du Liban. Mais comme les autres gouvernements occidentaux, ils ont soutenu le régime israélien de Netanyahou pendant ces années de massacres génocidaires à Gaza. Au-delà de quelques paroles, ils ne s’opposeront jamais réellement à Trump ou Netanyahou.

Aucun politicien capitaliste ne mettra fin à ce cauchemar

Qu’il soit à Washington, Tel-Aviv, Téhéran ou Beyrouth, les politiciens capitalistes n’ont pas de solution durable, au mieux un répit dans les conflits. Seule la classe ouvrière peut stopper les massacres et la barbarie. Les travailleurs du Liban, d’Israël et de toute la région doivent s’organiser indépendamment de toute élite capitaliste.

Seule la lutte des travailleurs et des masses pauvres des régions du Proche et du Moyen-Orient pour un changement socialiste, répondant aux besoins de tous, peut être capable de mettre fin à la guerre, à l’oppression et à la pauvreté.

Article paru dans L’Égalité n°234 (juin 2026)