Éducation Nationale : pour une lutte offensive !

Le budget d’austérité agressive touche de plein fouet l’Éducation. En Seine-Maritime, le prétexte de la baisse démographique permet d’annoncer 70 suppressions de classes dans le primaire. Dans le second degré, ce sont des filières qui ferment ou sont réduites dans les lycées pro, ou encore des explosions d’effectifs avec des suppressions de postes. Dans l’Orne, 29 postes en équivalent temps plein sont supprimés pour 55 collèges !

Les réponses des instances lors des audiences sont toujours les mêmes : attendez pour avoir au mieux des miettes. Sauf quand les collègues entrent en lutte par la grève, comme au lycée Schuman Perret au Havre.

À l’initiative des camarades de la Gauche révolutionnaire construisant la CGT Educ’action 76, rejointe ensuite par d’autres syndicats, la journée du 31 mars a été avancée comme une journée de grève permettant de regrouper toutes les luttes locales. Cette journée est maintenant l’objet d’un appel national à la mobilisation. C’est que partout les luttes dans les écoles et les établissements se développent contre l’austérité et la dégradation d’un service public déjà à l’os.

Ce n’est qu’un premier pas, qui doit permettre ensuite de construire une nouvelle étape vers le mouvement de masse dont on a besoin pour gagner un plan d’urgence pour le service public d’éducation. Trois jours de grève consécutifs permettraient de construire la lutte sur le terrain, dans les établissements, dans des AG (assemblées générales) de secteur associant personnels, parents et élèves dans l’établissement, de discuter d’un plan de revendications et d’une stratégie offensive pour l’obtenir.

Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026)