Comment en finir avec le chômage ? [Dossier chômage 1/5]

La crise du capitalisme entraîne l’augmentation du chômage et du nombre de privés d’emplois ; en parallèle, le nombre d’attaques contre les travailleurs privés d’emplois augmente aussi (avec la réforme France Travail). Tout est fait pour monter les travailleurs actifs contre les chômeurs, les personnes survivant grâce aux allocations, dont les travailleurs immigrés privés d’emplois, etc., à travers une stigmatisation constante.

Le chômage inhérent au capitalisme

En 2025, les chiffres officiels estiment le chômage à 7,7 % mais excluent les personnes bénéficiaires du RSA, AAH, et une partie des travailleurs immigrés ne sont pas comptés. Les chômeurs officiels ne représentent pas la totalité des travailleurs sans emploi : le taux de chômage réel serait plutôt autour de 10 %.

Contrairement à ce qu’ils affirment, les gouvernements pro-capitalistes n’ont aucun intérêt à combattre efficacement le chômage, celui-ci est un outil de pression sur l’ensemble des travailleurs, en activité ou privé d’emploi, permettant de justifier des conditions de travail dégradées et des salaires tirés vers le bas. Les capitalistes peuvent ainsi agiter devant les travailleurs la peur de se voir facilement remplacer par un autre. En exploitant le moins de travailleurs, ils tirent plus de profits (car moins de salaires à verser). Donc certains travailleurs comme dans la santé, se retrouvent à devoir faire des sessions de 70h alors qu’on pourrait embaucher plus de soignants !

Cette manière d’utiliser le désespoir des privés d’emplois, prêt à accepter n’importe quel poste, dans n’importe quelles conditions, pour ne plus être chômeur, permet de créer une armée de réserve du capital. Tant que les moyens de production seront dans les mains des capitalistes, le chômage sera perpétué au gré de leurs besoins.

Comité chômeurs et précaires de la CGT 13 en 2019

Pour mettre fin au chômage, il faut en finir avec le capitalisme !

Il est urgent de briser la barrière montée entre les travailleurs et les chômeurs. Cela passe par construire une lutte dans les entreprises pour se répartir le temps de travail. Une lutte des travailleurs déjà débordés pour la diminution du temps de travail, déboucherait sur la nécessité d’embaucher d’autres travailleurs. En travaillant tous, et moins longtemps, on pourrait garantir un emploi pour toutes et tous et d’en finir avec le chômage. On pourrait aussi consacrer plus de temps à autre chose que travailler !

Les syndicats devraient structurer une telle bataille en liant les travailleurs actifs et inactifs dans la lutte contre le chômage. La création d’un véritable service public de l’emploi pour remplacer la machine de contrôle et de répression qu’est aujourd’hui France Travail permettrait de garantir un travail pour tous. Ce service devrait être organisé pour et par les travailleurs eux-mêmes pour ne plus que certains d’entre nous soient exclus de ce droit.

La fin du chômage implique la fin du système capitaliste et la réorganisation collective des moyens de production et des principaux secteurs de la société, et leur placement sous le contrôle démocratique des travailleurs, en lien avec la population. Seule une société socialiste où ce sont les travailleurs eux-mêmes qui dirigent l’économie en finiront avec ce fléau qu’est le chômage.

  • Un emploi pour toutes et tous !
  • Baisse du temps de travail et répartition du travail entre tous jusqu’à résorption du chômage
  • Fin des attaques et du flicage contre les privés d’emplois
  • Pour un vrai service public de l’emploi avec de vrais moyens sous contrôle démocratique des travailleurs

1er article de notre dossier consacré au chômage paru dans L’Égalité n°232 (janvier-février 2026), par Léon et Rémi