À Gabès, en octobre-novembre dernier, la population s’est soulevée contre la pollution meurtrière du Groupe Chimique Tunisien (lire notre précédent article Tunisie : Gabès se soulève contre la pollution et la répression). Des habitants, des élèves, ont été hospitalisés après avoir respiré des gaz toxiques. En réponse, le pouvoir n’a offert ni justice ni protection, mais violence policière : arrestations massives, matraques et gaz lacrymogènes. Près de 90 manifestants, dont des mineurs, ont été arrêtés.

Ce n’est pas une série d’incidents isolés : c’est le résultat d’une politique autoritaire et antisociale menée par Kaïs Saïed. Sous couvert de « sauver l’État », il concentre tous les pouvoirs, fait taire les voix critiques et laisse les travailleurs suffoquer sous la crise. N’est-il pas finalement en train de marcher dans les pas de Ben Ali ?! Face à cette politique de peur et de misère, une seule réponse : que les travailleurs, jeunes, écologistes, journalistes luttent ensemble, pour la justice sociale, la liberté d’expression et la fin du régime autoritaire de Saïed.
Le K.
Article publié dans L’Égalité n°231 (novembre-décembre 2025)
